J’ai ma place pour Arctic Monkeys !!!

Bon, vous ne le savez peut être pas encore, mais je suis un malade de musique. J’en écoute en permanence, j’en passe dans les soirées et, quand je trouve le temps, j’écris sur ce sujet. Du coup, pour moi, l’événement de la semaine, c’est que, lundi à 10h04, j’avais ma place pour aller voir Arctic Monkeys en concert vendredi 3 février 2012 à l’Olympia. Un grand merci à Julien qui m’offre un super cadeau d’anniversaire !

Pour le coup, et pour vous expliquer pourquoi j’accroche tant à ce groupe, j’ai retrouvé une chronique de concert que j’ai écrite pour le webzine Métalchroniques, animé, entre autres par mon ami Silvère Chabot. Je vous la livre telle quelle.

Arctic Monkeys @ Le Zénith Paris, 6/11/2009

 

Oui, oui, oui… Je sais. Arctic Monkeys, LE groupe à la mode, pour les pré-adultes ou adolescents branches, generation myspace and so on… Ouais, ouais, ouais… Je me sentais un chouïa vieux dans la fosse, avec ces gamins de 20 balais en moyenne. Ouais, ouais, ouais… Bien sûr, quand j’ai commencé à vouloir pogotter, j’ai eu du mal à trouver preneur, genre « ‘scusez-nous m’sieur ». Parce que, quand même, et ça c’est une info pour toi, lecteur habituel de MétalChro, on peut pogotter dans un concert d’Arctic Monkeys !!!

En tous cas, les quatre petits Britons, 23 ans de moyenne d’âge, ils envoient grave du bois pour qu’on envoie les Doc’s et les épaules. Pas leur faute si le public ne suit pas.
Bref, je reprends, espérant avoir attiré ton attention, toi ami métalleux qui déjà me déteste de venir polluer ton webzine préféré avec mes saletés indie rock.
Au début étaient Eagles Of Death Metal, sans Josh Holmes. Set pro, très américain, pas un poil qui dépasse de la moustache du chanteur. Terrain hyper balisé. Même pas dans l’indifférence générale, juste la mienne. On va recharger les bières, deux tant qu’à faire. Et là, juste après « Dance Little Liar »… Ben, c’est « Brianstorm » ! Normalement, ça devrait suffire, rien à rajouter.

Las, ami lecteur, ta dernière concession en date au rock mainstream étant Them Crooked Vulture, je sens qu’il faut que je détaille chouïa. Alors, « Brianstorm » en live, c’est encore plus que sur album, descendre Mulholand drive en cabriolet des années 60 avec juste un peu de frein-moteur, pour que ça crisse un max dans ces foutus lacets qui descendent des hauteurs d’Hollywood vers la plaine de Los Angeles. Le ton est donné, ce sera toutes guitares en avant, rythmique métronome lourde à souhait, tout juste aéré par une basse vrombissante.
Avec un son soigné et des lights ad hoc (avantage d’être une grosse écurie, déjà, et de se produire dans une des bonnes salles de Paname), l’ambiance générale oscille entre électricité et lourdeur de bon aloi, le travail avec Josh Holmes sur le dernier LP du groupe, « Humbug », a laissé des traces durables. Elles se ressentent surtout sur les titres mid tempo tels « Cornerstone » ou l’interprétation de « Fluorescent Adolescent » lors du rappel. Mais cette chape de riffs plombés est superbement déchirée par l’énergie des titres les plus rock du quatuor mené par Alex Turner (qui, bien que ressemblant à ton cousin de province, déploie un charisme redoutable). Un vrai moment de grâce avec « When The Sun Goes Down » épileptique, qui assure la liaison directe entre les Buzzcocks première période et les « minots » de Sheffield.

Pas innocent de rappeler qu’Alex et les autres arrivent de cette ville paumée dans le milieu anciennement industriel de l’Angleterre, là où avant, avant Maggie, il y avait des terrils, des mines, des ouvriers, et où il ne reste aujourd’hui que des murs de briques jaunes, des mômes paumés et des pubs pour venir se faire la tête. Ils sont aussi héritiers de ça (Alex Turner qui fredonne le dernier hit de Beyoncé avant d’attaquer « When The Sun goes Down ») et ça se sent dans leur musique. Surtout sur scène. Un dernier pogo sur « 505 » et, par l’absence de grâce d’un public en bois, c’est déjà fini. Une heure trois quart de concert, je suis en sueur. Dehors, il pleut. L’Angleterre est là, dans ce qu’elle a de meilleur.

Et parce que vous le valez bien, un extrait du concert donné par les Arctic Monkeys à Rock en Seine, édition 2011
(courtesy of www.arcticmonkeysfrance.com).
Téléchargez Artic Monkeys – Brianstorm (live @ Rock en Seine 2011).

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À propos de Nathanaël Uhl

Journaliste politique, passionné de musiques, supporter de l'Olympique de Marseille et du Liverpool FC, grand amateur de littérature et notamment de polar. Mon blog est aussi un hommage au journal "Le Cri du peuple" créé par Jules Vallès pendant la Commune de Paris. Voir tous les articles par Nathanaël Uhl

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