Après Gilad Shalit, libérons Salah Hamouri


Ce 18 octobre, tous les partisans de la paix au Proche-Orient ainsi que ceux qui refusent que les victimes innocentes paient le prix du conflit israélo-palestinien se félicitent – à juste titre – de la libération de Gilad Shalit. Je me joins à eux. Même 5 minutes de détention auraient été trop longues pour ce jeune soldat franco-israélien. Dans le même temps, une autre victime innocente croupit elle, toujours, dans d’autres geôles, israéliennes cette fois. Il s’agit de Salah Hamouri.

L’émotion qui entoure la libération de Gilad Shalit est forte. Depuis ce matin, sur les radios, télés et même sur les réseaux sociaux, cette information enfin confirmée fait la « une ». Je veux profiter de cette période qui nous ramène vers la Palestine pour rappeler que Salah Hamouri, lui aussi, est emprisonné pour rien. Et qu’il doit être libéré sans plus attendre.

Il est regrettable que le gouvernement français, bien prompt à saluer les « efforts » du Hamas pour libérer le soldat Gilad Shalit ne mette pas plus d’énergie à sortir le civil Salah Hamouri de sa prison.

Pour ceux qui, comme un désormais ex-copain, considèrent que Salah n’est qu’un prisonnier de droit commun, je suggère la lecture de sa biographie sur le site de son comité de soutien.

Au final, dans ce conflit paré d’oripeaux religieux mais qui n’est qu’un conflit territorial, ce sont encore une fois les civils qui sont les premières victimes de la violence qu’elle soit déchaînée par les extrémistes d’un bord ou de l’autre, ou par les combattants reconnus.

Pour ma part, je soutiens dans l’idéal que la sécularisation de l’Israël constitue la meilleure option pour une paix durable. Mais, comme cela a l’air d’être un voeu pieux dans la période, il faut que je convienne que la solution reste une terre : deux peuples, deux états.

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À propos de Nathanaël Uhl

Journaliste politique, passionné de musiques, supporter de l'Olympique de Marseille et du Liverpool FC, grand amateur de littérature et notamment de polar. Mon blog est aussi un hommage au journal "Le Cri du peuple" créé par Jules Vallès pendant la Commune de Paris. Voir tous les articles par Nathanaël Uhl

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