Poétique de l’abandon

Drôle de sensation que d’avancer, vide de sens,
Dans des rues passantes où je ne vois plus personne.

Il n’y a que les sans domicile qui me reconnaissent – semblables –

Mes pas perdus me portent vers le Père Lachaise :
Cachin, Thorez. Et le mur des Fédérés.

Père Lachaise, cimetière à ciel ouvert de nos lendemains qui chantent

Je me suis perdu, mon essence se répand sur les pavés mal polis.
Tordent mes chevilles vaine errance

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À propos de Nathanaël Uhl

Journaliste politique, passionné de musiques, supporter de l'Olympique de Marseille et du Liverpool FC, grand amateur de littérature et notamment de polar. Mon blog est aussi un hommage au journal "Le Cri du peuple" créé par Jules Vallès pendant la Commune de Paris. Voir tous les articles par Nathanaël Uhl

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