Lordon, le théâtre, la dette, Motörhead

De temps en temps, j’aime bien me laisser aller à une note balai, dont la cohérence relève de ma seule sensibilité. C’est donc le cas en ce lundi puisque je vais parler de théâtre, de la dette et de Motörhead.

Au début était le théâtre et, pour être, précis : Frédéric Lordon.

Il me faut néanmoins opérer un petit retour en arrière. Quand j’étais adolescent, en fait de mon entrée en sixième jusqu’à la terminale, j’ai suivi les cours d’un atelier théâtre à la MJC puis au Centre culturel d’Albi. Cela a rapport avec ce que je vais écrire, ne vous inquiétez pas.

Donc, fin juin, lors d’une réunion du Parti de Gauche, a été émise l’idée de créer la pièce D’un retournement l’autre de Frédéric Lordon, un des animateurs des économistes atterrés. Cet économiste a voulu vulgariser son propos de spécialiste sur les crises financières au travers d’une pièce sérieuse rédigée en alexandrins. Le résultat est probant. Bref, les commandos culturels du PG sont sollicités. Christophe Laluque, leur animateur et par ailleurs metteur en scène professionnel, s’empare du sujet et me sollicite pour tenir un petit rôle dans la dite création. Au regard de ma petite et modeste expérience sur les planches, inutile de dire que je n’ai pas tardé à répondre. Favorablement.

le 18 novembre dernier à l'Usine

Nous avons joué D’un retournement l’autre vendredi 18 novembre à l’Usine, le siège de campagne du Front de Gauche pour la présidentielle. C’était notre troisième fois, après le Remue Méninges de Gauche, fin août, et la fête de l’Huma. Si cela vous intéresse, sachez, en passant, que nous la jouons à Athis-Mons, vendredi qui vient.

Aller et retours avec le théâtre

C’est un sentiment assez saisissant que de se retrouver en scène. Il y a même peu de sensation similaire. J’ai tenu des estrades, participé à des meetings, animé des réunions publiques. Mais rien ne peut égaler le plaisir qu’il y a, pour un aussi cabot que moi, à se retrouver jouant la comédie devant tant de personnes. Faut dire que la salle était pleine, vendredi à l’Usine.

Ce qu’il y a de bien, c’est que je me sens de plus en plus à l’aise dans mon petit rôle. Oh ! Je ne reste sur scène que trois minutes quarante mais ça me donne un petit goût de « reviens-y ». D’autant que ce retour à la comédie s’est accompagné d’un retour au théâtre comme spectateur. Je vous ai dit que j’avais grandement apprécié de voir Les Bonnes au théâtre de l’Atelier dernièrement. Auparavant, j’avais eu le plaisir de découvrir Proudhon modèle Courbet, par la compagnie bisontine Bacchus, de bonne tenue. Je pense qu’il ne va pas se passer long avant que je ne vous impose une nouvelle chronique théâtrale.

Motörhead : essence du rock

Mais ma prochaine chronique est d’ores et déjà prévue. Pour demain. Et je vous y parlerai du concert de Motörhead que je vais voir ce soir, avec mon ami Philippe, au Zénith de Paris. Faut savoir – et comprendre – que Motörhead est mon groupe préféré à égalité avec Depeche Mode. La bande à Lemmy Kilminster berce mes oreilles depuis que j’ai… neuf ou dix ans à peu près.

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Motörhead par Métalchroniques, pour que vous alliez les voir

C’est mon oncle qui m’a fait découvrir cette formation à géométrie variable, dont l’âme est le bassiste-chanteur Lemmy. Pour mon tonton, il n’y avait en matière de musique – il n’y a toujours sûrement – que Motörhead et Wagner. Comme vous vous en êtes probablement rendu compte, j’ai exploré un peu plus avant la palette musicale… Motörhead c’est quoi dans le fond ? Du blues-rock, pas plus, pas moins. Joué par des punks. Et qui a les atours d’un groupe de hard rock.

Tout ramène à la dette

Mais, et la dette dans tout ça ? Elle est d’abord le sujet de la pièce de Lordon. Elle est au cœur de la crise, ou dite « crise » selon le point de vue, et vous connaissez le mien. Et Lemmy a formé son combo en période de crise : dans la deuxième partie des années 70 dans une Angleterre qui allait bientôt s’offrir, crue et nue, à la révolution conservatrice de Margaret Thatcher. .Cela me laisse à penser que je suis bel et bien un produit de la crise. Puisque je n’ai comme référence que cette situation collective depuis que je suis en âge de comprendre un tant soit peu comment le monde se porte.

Allez, on ne va pas pleurer. Ce soir, ça va juste racler ce qu’il me reste de cerveau.

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Bonus vidéo : Motörhead « Overkill (live) »

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À propos de Nathanaël Uhl

Journaliste politique, passionné de musiques, supporter de l'Olympique de Marseille et du Liverpool FC, grand amateur de littérature et notamment de polar. Mon blog est aussi un hommage au journal "Le Cri du peuple" créé par Jules Vallès pendant la Commune de Paris. Voir tous les articles par Nathanaël Uhl

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