Tous mes voeux, madame l’amère

Madame l’amère,

Dans quelques heures, vous allez prononcer vos vœux aux personnalités et corps constitués. Comme je n’ai pas été invité, ce qui est normal n’étant pas une personnalité et ce qui me permettra de ne pas avoir à refuser une seconde fois de vous serrer la main – vous savez pourquoi -, je veux pouvoir vous présenter mes propres vœux pour cette année qui commence.

Montreuil a besoin d'une cure de détox en ce moment

En premier lieu, madame l’amère, je vous souhaite « tout le bonheur du monde et que quelqu’un vous prenne la main ». Vous pourriez découvrir, hors des caméras, cette bonne ville de Montreuil, dont vous pourriez apprendre à avoir moins peur. Vous pourriez aussi vous rendre compte qu’elle ne vous a pas attendu pour être « in » et regorger de talents, d’artistes, de créateurs qui en font la renommée bien au delà des salons parisiens ou de la brasserie Zimmer chère à votre cœur. Las, je crains qu’avec votre emploi du temps, vous n’en ayez guère le loisir. C’est compliqué une campagne électorale, encore plus quand il s’agit de soutenir la candidate désignée par ce parti cannibale qu’est, de toute mémoire, Europe Ecologie-Les Verts. Vous avez payé cher – 1,57 % des suffrages en 2007 – pour le savoir.

Je vous souhaite, madame l’amère, d’avoir enfin des idées pour ne plus être contrainte de vous adonner à la politique du coucou. Vous annoncez bien des projets. Pour connaître un peu ma ville et le fonctionnement d’une collectivité locale, celle de Montreuil en particulier, je suis au regret de constater que vous vous arroger les réalisations lancées par votre prédécesseur. Votre touche personnelle consiste à en travestir la finalité. Mais je ne m’étendrai pas sur ce sujet, non par manque d’éléments concrets mais parce que j’ai promis à vos amis de Montreuil Vraiment d’en faire la démonstration plus avant dans une note que je finalise ces jours à venir.

C'est pas bien de voler les projets des autres

Je vous souhaite, madame l’amère, de ne plus avoir peur des oukases de votre parti. Vous avez été odieusement évincée de la liste des sénatoriales en Seine-Saint-Denis, au nom du « non cumul des mandats » quand votre ennemi intime, Noël Mamère, est toujours député maire de Bègles. Peut être que ses 5,2 % à l’élection présidentielle de 2002 pondère sa position en interne. Mais c’est injuste pour vous qui respectez autant les statuts d’un appareil qui vous le rend si peu… Je sous souhaite donc de vous présenter à l’élection législative de juin prochain contre le député sortant et contre le candidat désigné par le Parti socialiste. Cela ferait taire, madame l’amère, les mauvaises langues qui, à mon image, s’amusent à entretenir le portrait d’une élue timorée et craignant le verdict des urnes dans un scrutin uninominal.

Je vous souhaite que la candidate dont vous êtes une des dernières supportrices aille jusqu’au bout de sa dernière sortie, qui déclare que « François Hollande est (son et donc votre) champion ». Cela vous laisserait bien du temps pour vous qui en avez tant besoin. Pour vous présenter, seule contre tous, à la législative ?

En même temps avec des amis comme ça....

Je vous souhaite encore, madame l’amère, de ne plus avoir besoin de pointer au Centre Communal d’action sociale ou, au choix, de ne plus être entourée de Cuffini. Avec des amis semblables, pas besoin de moi pour avoir mauvaise presse.

Et puisque je suis d’humeur généreuse, je vous souhaite de voir vos références numériques augmenter sensiblement. Trois occurrences dans mes alerte Google, ça fait peu. Je vais donc, avec toute ma mauvaise foi revendiquée, tâcher de vous aider à regagner un peu de cette popularité qui vous a quittée ces derniers temps. Je sais que, en bonne politique que vous êtes, vous avez fait votre l’adage du bon communicant : « En bien ou en mal, l’important reste que l’on parle de moi ».

Et pour finir sur une bonne note, puisque j’entends – très égoïstement, des personnages tels que vous, croquables et raillables à l’envie, ne sont pas légion – que vous restiez longtemps en poste, je vous souhaite de ne pas donner plus de crédit que cela à ceux fâcheux qui vous tancent sur votre bilan carbone. Donc, passez plein de belles vacances à Tahiti.

Mon dieu, que la Bretagne est belle...

En revanche, bon nombre de mes amis étant Bretons d’origine, vous comprendrez que, par égard pour eux, je ne vous souhaite pas de redevenir ministre. Ce serait sinistre et Erika est un si beau prénom. Ce serait bien qu’il redevienne à la mode.

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Bonus vidéo : The Sonics « The Witch »

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À propos de Nathanaël Uhl

Journaliste politique, passionné de musiques, supporter de l'Olympique de Marseille et du Liverpool FC, grand amateur de littérature et notamment de polar. Mon blog est aussi un hommage au journal "Le Cri du peuple" créé par Jules Vallès pendant la Commune de Paris. Voir tous les articles par Nathanaël Uhl

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