Mélenchon : « Je suis un chef de guerre »

Une petite note extrêmement rapide, en ce lundi matin, vu que ma charge de travail n’est pas des moindres en ce début de semaine. Elle portera sur la « guerre sociale », thème qui m’est cher. Pas tant en raison du journal éponyme qu’a publié, avant de virer fasciste, l’ultra-pacifiste Gustave Hervé qu’à cause du titre de l’interview de Jean-Luc Mélenchon réalisée par les lecteurs de MétroFrance, le journal gratuit de TF1. Vous la retrouverez en intégralité sous format pdf à la fin de cette note, avant le bonus vidéo.

Il reste tant de bastilles à prendre

Je pourrais paraphraser Clausewitz, général et théoricien allemand de la guerre : « La politique est la poursuite de la guerre par d’autres moyens ». De fait, la lutte des classes, ou la guerre sociale, est entrée dans une nouvelle étape ces dernières années. La chute du mur de Berlin, et le syndrome de Fukuyama qui en est résulté (« Le communisme est mort, le capitalisme a gagné, l’histoire est finie », ont été utilisée par les penseurs libéraux, admis par les théoriciens socio-libéraux, pour tenter de faire admettre qu’il n’y a pas d’alternative au capitalisme. Qu’il faut juste en moduler les effets les plus violents.

On voit le résultat en actes : austérité, attaques sur le pouvoir d’achat, transfert des cotisations sociales part employeurs sur les ménages, bouclier fiscal maintenu et disparition de l’impôt solidarité sur la fortune. Moi, j’appelle cela l’expression parfaite de la lutte des classes. Le gouvernement UMP est au service des grands groupes financiers et de l’oligarchie, nous ne cessons, au Front de gauche, de le répéter. Les faits sont là, qui sont têtus.

Face à cette offensive, sorte de blitzkrieg, sur les acquis de la classe ouvrière, il faut se défendre. Nos armes sont connues : les mots, la conscientisation, le bulletin de vote. Nos esprits éclairés sont les barricades derrière lesquelles le prolétariat vient se protéger et prendre, à son tour, sa place dans le combat. C’est bien eux, les riches et les puissants ainsi que ceux qui ont décidé de les servir, contre nous : les 99 %.

Cela a déjà été mis en mots par d’autres, de Marx à Lénine, en passant par Jaurès, pour la partie purement politique ; par Jack London, lire son Talon de fer magistral, et d’autres dans la littérature. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de théorie ou de littérature, mais de vrais combats dont les victimes : sans domiciles fixe, sans papier, sans emploi, sans couverture sociale, se comptent par millions.

Nous avons tenu la tranchée pendant des années. Aujourd’hui, armés du programme du Front de Gauche L’Humain d’abord, nous montons à l’assaut du ciel.

Lire l’interview de Jean-Luc Mélenchon dans métro

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Bonus vidéo : Conflict « From Protest to Resistance »

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À propos de Nathanaël Uhl

Journaliste politique, passionné de musiques, supporter de l'Olympique de Marseille et du Liverpool FC, grand amateur de littérature et notamment de polar. Mon blog est aussi un hommage au journal "Le Cri du peuple" créé par Jules Vallès pendant la Commune de Paris. Voir tous les articles par Nathanaël Uhl

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