Place aux potes

Alors voilà… Au départ, je me disais que j’allais écrire une belle note, soignée, sérieuse sur les rapports complexes entre individu et collectif. Cela fait suite à la belle publication de Romain sur le thème « être de gauche », dans laquelle il effleure le sujet. Oui, je vous l’ai déjà dit, mes amis, mes camarades, me donnent toujours envie d’écrire. Et ce n’est pas le moindre des cadeaux qu’ils me fassent. Puis voilà, un autre ami, Nicolas L, publie une vidéo de ma chère Juliette Prados, qu’il a filmée lors du meeting de circonscription de Marie-Georges Buffet jeudi 9 février au Blanc-Mesnil, chez Marie-Georges. Donc, là, je vais m’effacer, vous aller regarder, et je vous retrouve après. Ou pas.

 

Ben oui, ou pas, hein ? Moi, elle m’a foutu les larmes aux yeux mon amie Juliette. OK, OK, celles et ceux qui me connaissent savent que j’ai le lacrymal facile. Mais il n’empêche. Elle a assuré, grave comme dit mon Hamster, le gars Silvère Chabot. Du coup, cette note prend une autre tournure, vous l’avez compris au titre. Je veux faire place aux potes. Parce que mes amis, ils sont super forts. Je ne dis pas ça parce que je les aime mais parce qu’ils le méritent. Vous avez Juliette ? Quand on la connaît, souriante mais en retrait, à l’écoute, ne se mettant pas volontiers en avant, on est tout surpris de le retrouver comme ça à haranguer la foule, à jouer avec elle, à la faire se bouger. Sachant que, après, tu as Buffet et Méluche, je te dis pas la pression.

Elle est candidate pour le Front de Gauche dans la 3e circonscription de la Seine-Saint-Denis

Quelques heures plus tôt, une autre m’a bien retourné la tête. C’est ma rouquine à moi, Riva. Je peux y aller avec le possessif sans soucis, ma douce ne me dira rien tant qu’il s’agit de Riva. Donc, jeudi 9 février encore, Jean-Luc Mélenchon devait revenir de son meeting montpellierain pour passer la journée en Seine-Saint-Denis. Mais, là, patatrac, grève des personnels aéroportuaires et aériens : pas d’avion. Et voilà ma Riva, avec d’autres camarades candidats aux législatives, à prendre la parole successivement devant les salariés de Roissy puis ceux de PSA Aulnay. Rien de prévu évidemment. Le téléphone portable c’est bien dans ces cas-là. Et ma Gherchanoc de tout retourner elle aussi, du haut de ses 32 balais, comme une nana au cœur sur la main qu’elle est et qui donne tout ce qu’elle a à donner. Une générosité flamboyante ma camarade !

Puis, y a aussi le Nico Ldt de nouveau. Le type qui pond des notes avec parcimonie, sur la Rénovitude, mais des trucs toujours au cordeau. Moi qui ne cesse de gratter les touches de mon clavier au point que les lettres s’effacent, je devrais peut être en tirer des leçons. Nicolas, il te fait une petite vidéo sur le changement, paf, 8 000 vues. Le truc qui n’a l’air de rien, mais il fallait y penser. Et puis, celle-là aussi.

 

Je ne suis même pas jaloux, je n’y penserai jamais. L’image, c’est pas là où je suis bon. Vous allez peut être, parce que vous êtes gentils, dire que je choisis bien mon iconographie, mais ce qui vous plaît surtout c’est le rapport l’image et la légende. Avouez ! Nico, lui, il n’a pas besoin de mots, ses images se suffisent. Ça s’appelle le talent.

Je ne vais pas… Si je vais, m’en fous. Donc, je vais vous rebattre les oreilles de mes comparses, que je n’ai encore jamais rencontrés mais que ça devrait pas trop tarder : Stéphane « despasperdus » (au passage, si ce type est perdu, moi je sais plus où j’habite) et Roland « JesuisCethomme ». A les lire, je me sens plus intelligent. Et j’adore quand, tous les trois, on s’empare d’un sujet avec des angles différents pour, sans se concerter en vrai, arriver aux mêmes conclusions. Vous pouvez pas savoir le bien que ça me fait. J’espère que, vous aussi, les gars. Alors, je vous redis merci.

Et puis, tiens, je vais finir avec le dernier venu dans mon cercle de vue, bien restreint vu que je suis myope comme une taupe en fin de vie : le Sydné Zana. Le jeudi, alors qu’on ne se connaît que par mail et depuis deux jours, vas-y qu’il me lâche son téléphone pour un problème technique que moi j’avais ici. Grâce à lui, hop, la solution en deux temps trois mouvements. Déjà, ça calme. Du coup, le lendemain, je le vois touitter sa dernière note de blog, enfin je suppose que c’est la sienne. Je relance, évidemment. Sans lire. C’est de lui, donc confiance tu vois. Puis voilà qu’on se rappelle sans vraie raison et que je dois bien lui avouer que, sa note, je ne l’ai pas lue. Confiance, tout ça.

Bon, un peu péteux, je raccroche et je la lis. Donc, note pour tout le monde, même, et surtout, si c’est quelqu’un en qui vous avez confiance qui écrit, lisez. Vous apprendrez quelque chose. Sydné lui, c’est le chômage, son truc. Entre autres choses évidemment. Mais son papier autour du référendum de Srko © sur les chômeurs, elle vaut les cinq minutes d’arrêt.

Donc voilà, aujourd’hui, c’était place aux potes. Vous tous, et ceux que je n’ai pas cités qui sont encore plus nombreux et vous savez qui vous êtes, sachez que vous m’inspirez. Et que je suis super fier d’être des vôtres.

Mais allez, je ne peux pas, décemment finir, sans un mot pour Claire. Toi, Claire, tu sais pourquoi. Pour le combat, aussi dur qu’il soit ; pour l’amitié, toujours ; parce que nous avons choisi notre côté de la barricade, aussi dur que ce soit, parfois. Parce que, à un moment, il n’y a plus de questions à se poser. Voilà. C’est tout. Ça s’appelle la lutte des classes et on en est.

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Bonus vidéo : LCD Soundsystem « All My Friends » (live in Manchester)

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À propos de Nathanaël Uhl

Journaliste politique, passionné de musiques, supporter de l'Olympique de Marseille et du Liverpool FC, grand amateur de littérature et notamment de polar. Mon blog est aussi un hommage au journal "Le Cri du peuple" créé par Jules Vallès pendant la Commune de Paris. Voir tous les articles par Nathanaël Uhl

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