Ecologie pour de vrai : le vote nécessaire, c’est le Front de Gauche

Je vais m’y tenir, parce que c’est là que réside l’important. Je ne parlerai pas, ce mercredi 21 mars au matin, alors que les médias se focalisent sur ce seul sujet du tueur de Toulouse. Les commentaires qui pleuvent ne me feront pas dévier de mon cap. Nous devons dépasser l’événement, prendre le recul nécessaire, nous devons parler de ce qu’il met en cause dans notre capacité à vivre ensemble. J’avais prévu, dans ce cadre, d’écrire sur l’écologie. C’est ce que je vais faire, d’autant que mon ami Gabriel Amard me donne la raison de ce faire.

Je crois vous l’avoir déjà dit, je travaille pour la Communauté d’agglomération Les Lacs de l’Essonne, que Gabriel préside. A ce poste, je peux témoigner de l’engagement sincère, profond, de longue date des élus du Front de Gauche en faveur de l’écologie pour de vrai. Depuis que je suis arrivé dans cet établissement public de coopération intercommunale en mars 2009, j’ai été amené à accompagner des démarches de restauration de la biodiversité en milieu urbain ; l’abandon définitif du recours aux produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts ; la mise en place de la gestion différenciée ; la sortie du Syndicat des Eaux d’Île-de-France pour créer une régie publique de l’eau ; la création d’un Jardin de la biodiversité ; la mise en place d’une université populaire sur la biodiversité en milieu urbain que nous nommons l’Ecole du jardin planétaire, pour faire lien avec les travaux du paysagiste Gilles Clément.

Aujourd’hui, après avoir participé à l’organisation d’un colloque de « mon » Agglo avec le Sarkophage sur la gratuité des services publics, je suis impliqué dans la création d’une monnaie complémentaire ayant vocation à relocaliser les échanges et donc l’activité, ainsi que dans l’accompagnement de la création d’une ressourcerie. Sous ce dernier vocable se cache les outils nécessaires pour diminuer les déchets à la source au travers de politiques favorisant la réparation des objets. Cela a des conséquences très pratiques puisqu’il faut lutter contre l’obsolescence programmée, au cœur des pratiques productivistes développées par le capitalisme moderne.

Ces actions concrètes ont eu pour vocation d’expérimenter in vivo les réflexions théoriques développées, notamment au sein du Parti de Gauche, en lien avec les courants de la gauche anti-productiviste et objectrice de croissance. Je veux saluer, dans cette jonction, l’importance de mon amie Corinne Morel-Darleux, qui a contribué de manière importante à enrichir notre pensée politique commune. 

C’est grâce à elle, et à d’autres, que nous ne sommes pas des environnementalistes béats. Nous avons conscience de l’empreinte écologique de la France, 5e puissance économique mondiale, et de sa dette écologique en regard des pays du tiers-monde. Pour nous, c’est l’écologie pour de vrai. Elle est forcément politique et assumée comme radicale. Parce qu’elle doit remettre en cause le capitalisme lui-même. Le capitalisme sait s’adapter aux exigences du temps : cela s’appelle le green washing. Le capitalisme vert qui organise le marché des droits à polluer pour trouver de nouvelles sources de profit. Qu’importe si cela se fait sur le dos des pays du tiers-monde. Qu’importe si cela se fait sur le dos des salariés. Nous faisons, nous, la démonstration que les classes populaires ont tout à gagner d’une vraie politique écologique. Cette dernière ne doit pas être la seule préoccupation des classes aisées, bien au contraire.

Aujourd’hui, donc, je suis assez fier de voir le Front de Gauche opposer la « règle verte » à la règle d’or de ceux qui ont accepté le diktat de la finance. Jean-Luc Mélenchon s’est fait le porte-voix de cette « règle verte » lors du meeting de Clermont-Ferrand. Ce texte, qui se traduira en actes concrets dès prise de pouvoir par la voie des urnes, a permis que des militants pour un autre mode de développement, des tenants de l’écologie radicale, des militants de la décroissance et de l’antiproductivisme soutiennent le Front de gauche et son candidat.

Je peux témoigner que, pour ce qui est du Front de Gauche, les actes ont précédé les paroles. Et je ne suis pas surpris du coup, de voir les résultats de la notation des programmes des candidats par la fondation Hubert Reeves, publiés dans 20 Minutes ce matin. Si nous apparaissons comme moins « ambitieux » que la candidate d’Europe Ecologie-Les Verts sur ce domaine, puisque notre préoccupation écologique apparaît comme plus récente aux yeux du grand public, nous apparaissons comme les plus « réalistes » en la matière, des dix candidats. Pour une candidature, celle du Front de Gauche, que d’aucuns qualifient de « romantique », je trouve ça pas mal.

En tous cas, nous avons la preuve par l’exemple : si on est en faveur de l’écologie pour de vrai, le vote nécessaire, c’est le Front de Gauche.

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Bonus vidéo : Duval MC « Bla Bla durable »

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À propos de Nathanaël Uhl

Journaliste politique, passionné de musiques, supporter de l'Olympique de Marseille et du Liverpool FC, grand amateur de littérature et notamment de polar. Mon blog est aussi un hommage au journal "Le Cri du peuple" créé par Jules Vallès pendant la Commune de Paris. Voir tous les articles par Nathanaël Uhl

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