Chroniques montreuilloises : 6e épisode

Je sais, je sais, amis lecteurs : vous avez raison de m’en vouloir. J’ai délaissé ma bonne ville de Montreuil pendant presque deux mois. A dire le vrai, j’ai été un peu en déplacements et je ne voulais pas trop embêter l’amère. Pour autant, je n’ai cessé de penser à Montreuil puisqu’il apparaît que tout m’y ramène.

Des paroles…. et des actes 🙂

Mais d’abord, nous allons parler boutique. En premier lieu, c’est triste – ou pas – mais c’est ainsi : ces Chroniques montreuilloises sont désormais les seules de Montreuil. Le blog qui tentait de me copier, écrit (?) par Bruno Saunier, ex exécuteur des basses œuvres de l’amère, ex premier adjoint, toujours anti-cégétiste primaire, a fermé ses portes. Je n’ai jamais défendu la concurrence libre et non faussée, donc je ne vais pas bouder mon plaisir. Plaisir encore, qui doit être partagé par le cabinet de l’amère puisqu’il n’y est pas étranger à me lire et imprimer mes notes pour ne rien en manquer : ce modeste blog créé en octobre dernier est classé, ce mois d’avril, 22e au top des blogs politiques « les plus influents » selon ebuzzing. Merci Yves, Dominique, Dominique et les autres. Je vous embrasse du fond du cœur. Mais assez d’ego trip, revenons aux tripes des egos écolos. J’aurai pu écrire le « tout à l’ego » écolo mais vous auriez vu méchanceté de ma part…

Ainsi, j’étais à Vierzon où j’ai retrouvé des amis de longue date, un couple adorable avec lequel j’ai partagé de bons moments d’amitié. Or, il se trouve que la ville dans laquelle ils travaillaient tous les deux a basculé à droite en 2001. Mon amie était en charge du service Jeunesse. Pour la pousser à la faute ou à partir de son propre chef, le nouveau maire UMP a donné instruction qu’elle candidate sur le poste qu’elle occupait jusqu’alors. C’est un brin indélicat comme manœuvre. Ah… Mais qu’ouïs-je ? On procède de la même manière à la Ville de Montreuil ? Il me revient en mémoire que plusieurs amis employés communaux ont du faire face à la même situation. Je croyais pourtant que l’amère se voulait de gauche. Remarque, on sait bien : entre vouloir et pouvoir, il y a souvent un fossé.

« Putain, deux ans »

Comme pour ce qui concerne les « squatteurs », en matière de personnel, l’amère ne s’embarrasse plus guère de précaution. Au complexe sportif, c’est un nouveau licenciement – le troisième, sous une forme ou sous une autre, depuis 2008 – qui a lieu. Il faudra que quelqu’un prenne le temps d’ailleurs de compter le nombre de gens que l’amère et ses affidés ont licenciés, virés, poussés au départ. Même, voire surtout parmi ceux qu’elle avait recrutés au sein de la pépinière verte. Il ne doit plus lui rester grand monde comme ami au sein du parti des cannibales. En cela, elle suit la pente d’Eva Joly, lâchée par moustache et le valet de Sarkozy, Dany CB.

C’est ballot pour la législative qui vient. L’amère n’a toujours pas trouvé l’accord qui lui permettrait de sauver l’accent circonflexe qui lui sert de sourcil ni en juin qui vient ni en 2014. L’absence de campagne de monsieur 13,3 % n’est pas assez flagrante – pour fictif qu’il soit, Razzy Hammadi ne quitte pas le flamby des yeux – pour lui ouvrir un boulevard. Elle tente donc de dramatiser et de donner des gages. A l’image des deux susmentionnés, elle verse donc dans le « Mélenchon bashing ». A défaut d’être originale, elle aurait pu tenter d’être bonne. Mais son couplet sur la « vieille gauche » et la virilité, sur RFI, tombent à plat. C’est drôle de regarder la vidéo de l’interview en question : le journaliste ne prend même pas la peine de cacher combien il se fait chier.

L’amère reçoit sur rendez-vous

Las, toutes ces tentatives de complaire au maître : le parti dit « sérieux » ne servent de rien. Dans des Paroles et des actes, mercredi 11 avril, Hollande n’a pas caché que l’accord avec les vers ne le concerne pas. A bon entendeuse, salut.

Reste que l’amère tente, entre deux virées en province pour soutenir Eva comme la corde soutient le pendu, de trouver des repères. Elle a ainsi décidé de recevoir les administrés comme on dit.

La mode revient au fluo, comme dans les 80s

Et pour ne pas se perdre dans « sa » bonne ville, elle a fait éditer un guide des bureaux de vote avec plan et adresse pour chacun. C’est bien. Elle aura peut être un peu moins de mal à trouver son chemin vers la sortie. Parce qu’il y a ce qu’elle dit aux cadres communaux réunis pour un séminaire professionnel (!) :

« Mais je vous le dis sans détours, j’ai bien l’intention d’être réélue en 2014. Et quelles que soient les évolutions démocratiques des décennies à venir, lorsque les historiens se pencheront sur le mandat que nous vivons actuellement, ils ne pourront que constater le grand bond en avant, et les avancées sociales et écologiques majeures réalisées pendant les six premières années. Cette histoire, vous l’écrivez avec nous à votre poste de travail, avec vos équipes. (sic) »

Et il y a la réalité. Et là, je l’entends soupirer, chiraquienne dans l’attitude comme dans le comportement politique : « Putain, deux ans… » Deux ans à rester à Montreuil, sans même un ministère. On va t’aider ma vieille, t’inquiète.

Le geste écocitoyen pour 2014 : remettons l’amère à sa place

Retrouvez les chroniques précédentes :

* Premier épisode ;

* Deuxième épisode ;

* Troisième épisode ;

* Quatrième épisode ;

* Cinquième épisode.

je me la pète un peu, c’est le web 2.0 qui veut ça 🙂

Bonus michto : retrouvez-moi dans l’émission Michto ma radio du 25 mars, en téléchargement.

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Bonus vidéo : Melissa Auf Der Maur & Karen Elson « Devil’s Plaything »

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À propos de Nathanaël Uhl

Journaliste politique, passionné de musiques, supporter de l'Olympique de Marseille et du Liverpool FC, grand amateur de littérature et notamment de polar. Mon blog est aussi un hommage au journal "Le Cri du peuple" créé par Jules Vallès pendant la Commune de Paris. Voir tous les articles par Nathanaël Uhl

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