François et Jean-François font du pédalo – Acte 4 scène 1

Cet article est rédigé en tenant compte des consignes de la rue de Solférino et de Libération :

  • François Hollande est de gauche ;

  • François Hollande est le seul à pouvoir battre Nicolas Sarkozy ;

  • François Hollande a un programme en béton armé pour battre la droite ;

  • Tu ne diras JAMAIS de mal de François Hollande.

Suite de notre saga théâtrale François et Jean-François font du pédalo.

Devine qui vient manger à la maison ce soir ?

Acte 4 scène 1

Jean-François est dans son bureau de la mairie de Meaux, il fulmine, tournant en rond comme un lion dans sa cage. François est seul, dans son bureau du conseil général de Corrèze. Il est assis derrière le plan de travail, vide, se tenant la tête entre les mains. Soudain, son téléphone portable sonne.

François H. (il s’empare de l’appareil de manière fébrile) : Allo ? Allo ? C’est qui ?

Jean-François C. : C’est moi ! Qui veux-tu que ce soit ?

François H. : Ben… Je sais pas… Ca aurait pu être Valérie…

Jean-François C. : Oui, mais non ! C’est moi !

François H. : Ca va ?

Jean-François C. : Bien sûr que non, ça ne va pas ! T’es bête ou quoi ? Tu es devant le nain hystérique dans MA ville ! Faut que j’ajoute les voix de l’autre timbrée de Montretout pour que la droite dépasse la gauche et tu voudrais que j’aille bien ?

François H. : Mais… Je ne l’ai pas fait exprès !

Jean-François C. : Ca je le sais tocard ! Tu ne fais rien exprès, surtout pas de gagner ! Mais là, tu comprends, ça va finir par se voir !

François H. : Quoi qui va finir par se voir ?

Jean-François C. (éructant) : Mais c’est pas possible ! Tu es encore plus débile que le Nain le dit ! Ca va se voir que je veux que l’autre con se casse ! Même Fillon me frappe dans le dos. Tu sais ce qu’il a osé dire ce résidu de séguiniste ?

François H. : Tu sais… Mis à part Paris-Match et Gala, et encore pour voir si je suis en photo, je lis pas trop les journaux. C’est mes collaborateurs qui font ça pour moi.

Jean-François C. (soupirant) : Il a dit que je faisais bien mon boulot à la tête de l’UMP. Comme vacherie, ça se pose là ! Nabot-Léon va avoir plus que des doutes ! Je suis perdu, tu comprends ?

François H. (réfléchit un long moment puis lâche) : Heu… Non.

Jean-François C. (renifle, au bord des larmes) : Pourquoi je te demande si tu comprends… Même moi, je commence à déconner… Enfin, tout n’est pas perdu. Le nain va perdre ! Ce sera déjà ça de pris. Pour le reste, j’aurais un peu de temps… Au moins jusqu’en 2014.

"Arrêtez ou je retiens ma respiration !"

François H. (surpris) : Mais… Les présidentielles, c’est en 2017…

Jean-François C. (il éclate de colère) : Parce que tu crois que, si je perds les municipales – et c’est possible vu le score de l’autre tâche le 22 avril -, ils me laisseront à la tête de l’UMP ? Tu veux que je te fasse un dessin ou quoi ?

François H. (intimidé) : Mais… Avec les voix du FN… Tu disais toi même… Avec ma politique, il va rester haut.

Jean-François C. (tente de reprendre son calme) : Ca… Je le sais. Il va même augmenter. C’est aussi ça mon problème. Marine a accepté de pas faire élire le petit roquet teigneux cette fois-ci…

François H. : Elle est gentille, tu vois bien. On peut compter sur elle

Jean-François C. (pète à nouveau un câble) : Mais non ! Elle est pas gentille du tout ! On veut tous la fusion, ou l’alliance au moins, entre l’UMP et le FN. Elle fait des efforts. Nous aussi, avec Marianni, Lucca et les autres demeurés de PACA. Mais, ce qu’elle veut, c’est prendre la tête du truc. Et là… Moi… Moi… Ben, je suis foutu !

François H. (éberlué) : Foutu comment ?

Jean-François C. (au bord de la crise nerfs) : Mais… Foutu comme foutu ! C’est simple : c’est où la Marine ou ton copain Mélenchon !

François H. (se raidit) : C’est pas mon copain ! Il mégote ! Il veut que je convainque ses électeurs… Tu te rends compte ?

Jean-François C. : Je me rends surtout compte qu’il a raison et que toi, tu préfères t’adresser au Front national alors que les électeurs de Marine sont de droite pour de vrai ! Avec ta « colère sociale », tu es en retard de deux élections. Sarko, lui, il a compris : il cite Pétain, il parle du lebensraum, il plagie la blondasse… Bref… Comme il sait que c’est perdu, plutôt que de me mettre le pied à l’étrier, il la légitime, elle !

François H. (en panique) : Mais… C’est pas possible !

Jean-François C. (résigné) : Si… C’est trop possible même. Je serai jamais président… (Il éclate en sanglots et raccroche)

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Bonus vidéo : Fyah T « Backstabba (Feat. Jah Mason) »

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À propos de Nathanaël Uhl

Journaliste politique, passionné de musiques, supporter de l'Olympique de Marseille et du Liverpool FC, grand amateur de littérature et notamment de polar. Mon blog est aussi un hommage au journal "Le Cri du peuple" créé par Jules Vallès pendant la Commune de Paris. Voir tous les articles par Nathanaël Uhl

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