Mélenchon vient chez moi… deux fois !

Je vais juste faire une précision en début de note parce que, des fois, certains ont du mal à me suivre : j’habite dans le 18e arrondissement de Paris, je travaille à Viry-Chatillon et je milite à Montreuil. Ce triangle, né d’un choix personnel, me fait pas mal profiter des joies des transports en commun. Et, en ce début de semaine, m’offre la possibilité d’accueillir Mélenchon chez moi par deux fois.

Mélenchon fait place à François-Mitterrand

La première, c’est ce soir : place François-Mitterrand à Viry-Chatillon pour un meeting de soutien à mes amis François Delapierre et Gabriel Amard. Une fois n’est pas coutume, j’y serai de nouveau de service d’ordre. C’est une tâche militante que j’aime bien, dans le fond. Et qui me change des sollicitations habituelles comme l’écriture de tracts ou le conseil en stratégie politique.

Au cours de cette double campagne, c’est donc la deuxième fois que Jean-Luc se rend dans les quartiers populaires des Lacs de l’Essonne. La première, c’était à Grigny au cœur de la Grande Borne. Là, c’est un quartier virychatillonais mais jouxtant Grigny qui porte le nom du premier président de gauche élu sous la Ve République. Connaissant bien Gabriel Amard, organisateur de ce meeting en plein air comme de la plupart de ceux de la présidentielles, le clin d’œil au rassembleur de la gauche, autour du programme commun, est assumé. Autant que le choix renouvelé des quartiers populaires que le Front de Gauche semble bien le seul à ne pas oublier. Faut dire que ceux que l’oligarichie entend laisser « sans voix » restent au cœur de nos préoccupations. Parce que nous sommes nombreux à venir de là.

La Goutte d’or aux côtés de Mélenchon

Le lendemain, donc mercredi 30 mai à partir de 10 heures, c’est dans le quartier où j’habite que Jean-Luc fera une visite de terrain. Ce quartier, l’un des derniers à mériter le nom de « quartier populaire » à Paris, est celui, dans la capitale, qui a donné le plus de voix au Front de Gauche lors de l’élection présidentielle. Nous approchons les 20 %. Il faut dire que notre maison commune y est bien implantée, dynamique et bien représentative des habitants.

De même pour le duo que nous présentons à l’élection législative et que vient soutenir Jean-Luc. Le titulaire, c’est Ian Brossat dont déjà eu l’occasion de vous parler. La suppléante, c’est Danièle Obono, une des animatrices de Convergences et Alternative (composante du Front de Gauche issue du NPA). A eux deux, ils changent la donne politique face à un parti dit « sérieux » et à son député sortant, gentil cumulard. Il est pas méchant Daniel Vaillant. Not very dangerous. A telle enseigne que la patronne de mon café préféré me disait encore l’autre jour : « Vaillant, pour nous, le 18e, il n’a pas fait grand chose ». Passons.

J’en profite pour vous expliquer pourquoi, au-delà de leur appartenance politique, je soutiens Ian et Danièle :

« La première fois que j’ai eu à rencontrer Ian Brossat, tout nouvel habitant de la Goutte d’Or que j’étais, c’était pour un problème de sécurité des piétons au croisement de la Chapelle et de Marx-Dormoy. Depuis, j’ai appris à connaître ce militant de terrain infatigable, toujours disponible, même le dimanche.
Avec lui, l’utopie concrète prend tout son sens : une voie de construction encore inexplorée qui devient, un jour, réalité. Parce que la force des êtres humains rassemblés nous en donne les moyens.
Si je vote et vous invite à voter pour Ian Brossat, c’est pour ces deux raisons : l’engagement dans le réel et cette capacité à se donner les moyens de le transformer. »

Tout ça n’empêche que la Commune refleurira

Les copains du 18e arrondissement, je les avais croisés plus tôt dans le week-end, samedi pour être précis, au mur des Fédérés. Nous y étions pour rendre hommage à nos morts. Mais aussi pour continuer à partir à l’assaut du ciel. Je vous renvoie à la note qu’a écrite l’ami Dareljedid sur son blog :

« Mais on vient surtout dire que la Commune est vivante. Qu’elle est l’amorce de la traînée de poudre qui parcourt nos temps, qu’elle nous rappelle qu’il faut se lever, qu’il faut prendre parti, qu’on y laisse des plumes, mais que la révolution est là, qu’elle rejaillit toujours, qu’elle continue d’irriguer nos rêves, nos actions, qu’elle nous appelle. »

Je n’ai rien à rajouter. L’ami a trouvé les mots justes pour expliquer ce que nous faisions là.

Lagarde meurt

Pendant ce long week-end, le combat de classes, évoqué par la Commune, n’a pas cessé. Ni au Québec, ni en Grèce. Il faut soutenir les peuples qui se battent là-bas. Leurs luttes sont exemplaires. Ils témoignent que la résistance aux oligarques peut mettre leur système en échec. Ça rend colère les défenseurs du système, comme cette « fonctionnaire internationale » de Christine Lagarde qui –  avec ses quelques 400 000 euros nets annuels non imposables – se permet de déclarer tout de go :

« Les Grecs devraient commencer par s’entraider collectivement, en payant tous leurs impôts. »

Celle-là, elle est forte. Et bien fausse. Mais elle montre bien comment, en ce moment, la montée de la gauche populaire grecque fait perdre le sens commun aux tenants de la pensée inique.

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Bonus vidéo : Jane’s Addiction « Stop »

À propos de Nathanaël Uhl

Journaliste politique, passionné de musiques, supporter de l'Olympique de Marseille et du Liverpool FC, grand amateur de littérature et notamment de polar. Mon blog est aussi un hommage au journal "Le Cri du peuple" créé par Jules Vallès pendant la Commune de Paris. Voir tous les articles par Nathanaël Uhl

2 responses to “Mélenchon vient chez moi… deux fois !

  • jocegalyjocegaly

    Un bourreau de travail. Il abat un sacré boulot…. Je m’inquiétais – un peu- qu’il soit candidat à Hénin , pensant qu’il aurait peut-être été préférable qu’il sillonne la France pour aller soutenir les camarades candidats ailleurs en France . Ben non… il fait les deux.
    Belle intervention à Courrières. Intervention tellement différente des discours pleins de componction des habituels candidats: à chaque fois, un petit morceau d’analyse historique y est livré, ancré dans le vécu et l’histoire des « gens »… il sait ranimer les fiertés, et les courages. Sacré bonhomme…

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