Approfondir le Front de Gauche ? Le projet d’abord, l’orga ensuite

Je vous l’avais promis, je m’y tiens. Je vais, à la sortie de cette séquence électorale, poser quelques unes de mes réflexions sur le Front de Gauche, sa nature, son évolution. Evidemment, elles n’engagent que moi et ceux qui se les approprient. Tout ça pour dire que je ne suis pas en mission. En fait, rédiger cette note m’aide aussi à préparer mon rapport sur le Parti de gauche dans le Front de gauche, pour l’assemblée générale du Parti de Gauche de Seine-Saint-Denis demain. Et met mes idées au clair pour le conseil national de samedi. En passant, si tout va bien, je serai demain, mercredi, à la conférence nationale extraordinaire du Parti Communiste à la Mutualité, avec mon accréditation presse. Cela dit, venons-en aux faits.

Au départ, le Front de Gauche est une construction d’appareils impliquant Gauche unitaire, Parti Communiste Français et Parti de Gauche. L’alliance électorale a vécu ce pour quoi elle avait créée : les élections européennes de 2009, avec un certain succès d’estime. Nous avons poursuivi l’expérience avec les élections régionales l’année suivante. Avec une nouvelle progression. Je saute par dessus les élections cantonales de 2011 par facilité et parce que ce scrutin était assez anecdotique. Il n’a d’intérêt que de marquer la continuation de la démarche Front de Gauche.

Avec le couplé présidentielles-législatives, le Front de Gauche est entré dans une nouvelle phase. Parce que, en premier lieu, d’autres organisations l’ont rejoint : Convergence et Alternative, la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, Femmes Egalité, le Parti Communiste des Ouvriers de France, République et socialisme. Soit un total de huit organisations à présent. Le deuxième événement marquant demeure, à mon sens, l’irruption citoyenne dans la campagne au travers des assemblées éponymes. Aujourd’hui, ces citoyens, au moins une partie d’entre eux, réclament de continuer le travail politique. Sans pour autant adhérer aux organisations qui composent le Front de Gauche. Ils se reconnaissent dans le compromis politique qui a pour nom L’Humain d’abord et n’ont d’envie que de soutenir ce projet politique précis. Fort bien.

Reste donc à pérenniser cet élan d’organisations d’un côté, de citoyens de l’autre. Et se pose la question de la forme : rassemblement informel comme à présent la plupart du temps ; fédération avec adhésion directe ; parti unique ? Se pose en corollaire, j’aurais plutôt tendance à dire en préalable, la question de « pourquoi le Front de Gauche ? ». Il serait peut être utile que chacune des organisations membres du Front de Gauche ainsi que les citoyens qui s’en sentent partie prenante homogénéisent leurs visions de ce projet. Je vais dire ce que je pense : je crois que c’est indispensable de clarifier notre rapport au projet politique du Front de Gauche. Je parle bien de projet, pas de programme puisque nous en avons un.

A ce stade-là, je vais livrer ma vision personnelle de ce projet. Vous n’aurez pas vraiment de surprises puisque j’ai posé ici et là des jalons de cette réflexion. Il faut d’abord que vous sachiez que je suis un partisan du parti unique de la gauche radicale, qui rassemblerait l’ensemble des organisations actuelles et les citoyens non encartés qui se retrouvent dans cette sensibilité. La venue des camarades issus du NPA serait évidemment la bienvenue ; promis, j’ai rangé mon piolet. L’idée consiste évidemment à créer une force politique capable de damer le pion au parti dit « sérieux » au sein de l’électorat pour mener une politique de rupture radicale avec le capitalisme.

La construction dialectique du rapport des forces entre la rue et les urnes constituerait une bonne méthode pour mener cette explication franche avec le PS. Mais il est bien entendu une chose dans mes mots : nous n’avons pas pour but, avec le Front de Gauche, d’être les « gérants loyaux du capitalisme ». Mais bien de l’abattre, pierre par pierre, jusqu’à sa disparition. Dans ma vision personnelle des choses, Die Linke, Syriza, les expériences boliviennes et vénézuéliennes se combinent pour alimenter un nouveau champ des possibles. Sachons enfin que je réfute désormais ce vieux débat à la con entre réformisme et révolution puisque le réformisme historique, celui d’avant Kautsky et Bernstein, se pose bien comme outil d’abolition du capitalisme.

Est passé le temps de la campagne. Riche d’espoirs, facteurs de quelques désillusions : ce n’est pas demain que nous ferons la révolution. C’est net. A gauche, l’électorat nous a préféré qui l’abstention qui le parti dit « sérieux ». Tenons-nous le pour dit. Reste qu’il n’y a aucune fatalité dans cette situation, si tant est que nous acceptons de reprendre les choses à notre base en renouant avec l’éducation populaire politique, travail long et ingrat mais indispensable dans la conscientisation autant que dans la bataille culturelle au sens gramscien du terme. C’est cela le début de la résistance aux lignes forces du capitalisme qui est, en premier lieu, la forme la plus hégémonique d’une vision politique de la société.

La campagne a passé, riche de rencontres, de débats, de confrontations. Et j’en ressors me disant que le parti unique n’est pas pour demain. Et que ce n’est pas grave ! Nous avons, à mon sens, d’autres urgences. En premier lieu, celle qui consiste à lever les ambiguïtés, à clarifier les positions, à mettre à plat les désaccords sur le fond. S’il y en a. Nous avons des histoires à partager, des cultures différentes desquelles s’enrichir, des formes de militantisme à mettre en commun. Profitons de ce que nous sommes relativement peinards jusqu’en 2014 pour élaborer une position politique commune, une feuille de route partagée, au même titre que nous avons réussi à produire un programme partagé. Transformons donc les assemblées citoyennes en collectifs locaux du Front de Gauche pour mener ce nécessaire travail d’explication et de construction. Cela permettra en même temps aux citoyens qui se sont emparés de nous de participer pleinement. En évitant les écueils que nous avons connus avec les collectifs unitaires anti-libéraux.

Je n’ai pas d’idée préconçue sur la question de l’organisation Front de Gauche en elle-même. Sauf que je crois illusoire et même dangereux de vouloir avancer à marche forcée vers le parti unique, Die Linke à la française. Nous brutaliserions bon nombre d’entre les nôtres sans comprendre que l’essentiel est d’abord de finir de lever les défiances réciproques, d’amalgamer les positions en respectant les histoires de chacun. La campagne a permis de progresser de ce point de vue. Il n’y a plus trop de militants PCF gaussant l’incapacité des Pégistes à mener un porte à porte ; lesquels Pégistes ont compris que les camarades de la Gauche unitaire sont des militants sérieux même lorsqu’il s’agit de faire autre chose que produire un texte… J’en passe et des meilleurs. A dire le vrai, nous avions tous nos méfiances, nos doutes, les uns vis à vis des autres. Le fait de militer ensemble, au coude à coude, de prendre les mêmes coups, de savourer les mêmes petits plaisirs… nous a considérablement rapprochés les uns des autres.

Ne perdons pas cet acquis en voulant aller plus vite que la musique. La question des municipales va arriver bien vite. Il serait bon que nous soyons sur la même ligne politique à ce moment-là au risque de tout perdre pour de bon. Dans le fond, je vais vous le dire, que le Front de Gauche disparaisse, je m’en fiche. Ce dont je ne fiche pas c’est de l’existence d’un outil politique au service de la classe ouvrière, qui lui permette de gagner dans ce combat à la vie à la mort qu’est la lutte des classes. J’ai la faiblesse de considérer que le Front de Gauche peut être cette arme qui aidera le peuple à terrasser son adversaire de classe.

——————————

Bonus vidéo : The Damned « New Rose »

Publicités

À propos de Nathanaël Uhl

Journaliste politique, passionné de musiques, supporter de l'Olympique de Marseille et du Liverpool FC, grand amateur de littérature et notamment de polar. Mon blog est aussi un hommage au journal "Le Cri du peuple" créé par Jules Vallès pendant la Commune de Paris. Voir tous les articles par Nathanaël Uhl

68 responses to “Approfondir le Front de Gauche ? Le projet d’abord, l’orga ensuite

  • Sydne93

    Un parti comme un moyen et non pour une fin, un parti pour changer radicalement la vie des gens et en priorité ceux qui souffrent.
    Aussi, A gauche pour de vrai! nous souscrivons pleinement à ton texte. Nous le faisons comme notre…avec ta permission.
    A demain soir l’ami du Cri du Peuple!

  • Julien

    Je partage ton point de vue à quelques exceptions près.

    Déjà le parti unique de la gauche radicale. J’ai longtemps cru que c’était la bonne solution. Mais au fur et à mesure, en regardant notamment ce qui se passe du côté de Die Linke (et nous avons ici des liens très proches avec Die Linke que nous rencontrons régulièrement, donc nous avons échangé sur ce sujet), j’ai changé d’avis. Pour deux raisons principales.

    La première, c’est aussi une conséquence des collectifs du non, c’est que si nous nous réunissions dans un seul parti, le PCF serait largement majoritaire. Or, le choix majoritaire a tué les collectifs du non, parce que le PCF pouvait décider seul, malgré les ajustements dans le processus. Certes, le PCF n’est pas uniforme, loin de là, mais ça donne tout de suite une mauvaise ambiance. La méthode actuelle du consensus me convient mieux. Elle permet à des organisations plus petites de faire entendre leur voix, sans qu’il n’y ait de blocage.

    La seconde, qui est un peu un corrollaire mais pas que, c’est qu’en l’état actuel, il y a une sorte d’émulation entre les composantes du FG qui permet de se dépasser, qui permet d’avancer plus vite que dans un parti unique. Nos camarades de Die Linke ont perdu cette émulation dans des batailles de courants internes mortifères. Nous, nous avons des partis avec des identités différentes et nous savons que nous pouvons toujours nous replier là dessus au cas où, et continuer à avancer. Pensons au nucléaire par exemple, en l’absence de consensus, le PG peut continuer à militer pour l’arrêt du nucléaire sans mettre en péril le FG. Je l’imagine difficilement dans un parti unique.

    Autre chose, tu dis «Il serait bon que nous soyons sur la même ligne politique à ce moment-là». Pour moi, le moment là, c’est l’automne, pas plus. Je m’imagine mal militer au sein du FG en ne sachant pas quel sera le projet politique du FG. On ne va pas militer pendant des mois (sur 2 voire peut-être 3 ans) pour se rendre compte à la fin qu’on a des divergences très profondes sur le projet politique. Il faudrait que ce projet ne soit pas à géométrie variable comme il a pu l’être suivant les régions aux élections régionales. C’est aussi une condition pour emporter l’adhésion du plus grand nombre.

    • lecridupeuple

      Julien, si tu as bien lu, je reconnais que le projet de parti unique n’est plus d’actualité à mes yeux puisqu’il n’y a pas encore homogénéisation politique.
      Et cette homogénéisation doit être menée rapidement, en effet. Au risque de perdre nos forces nouvelles en route. Elles n’ont pas la patience des vieux grincheux que nous sommes, nous militants blanchis sous le harnais de tant de batailles perdues et de quelques unes gagnées.

      • Julien

        Justement, pour moi, même en cas d’homogénéisation politique, on risquerait de perdre l’émulation en cas de parti unique. En tant que défenseur des logiciels libres, cette organisation en bazaar me convient bien finalement (voir le texte La cathédrale et le bazar).

      • lecridupeuple

        Nous avons peut être un point de divergence à l’instant T. Mais j’ai la pensée évolutive ^^

    • Moricio

      Effectivement gagner en crédibilité arrangerait bien les choses. La question est comment ? Lorsque le Fdg annonçait dans le générique du bouquin que « l’Humain d’abord » est perfectible, il faudrait se mettre au travail, et faire remonter puis redescendre tout ce qui a été dit lors des assemblées dites citoyennes, où l’on a vu que seules les explications du texte étaient le seul objectif. Or l’éducation populaire ne veut plus dire pensée unique mais que les débats débouchent sur du concret.
      Que sont devenus les non cartés motivés qui s’exprimaient et qui ne sont engagés nulle part?

      • lecridupeuple

        La question Moricio, c’est que vont-ils devenir si nous ne leur offrons pas un cadre d’expression et d’action ?

        JE suis d’accord avec toi, l’éducation populaire ce n’est de l’explication de texte. C’est la production d’une analyse partagée et de propositions communes.

  • b.bourelly

    Je fais partie des gens qui n’adhéreront à aucune des formations constituant le Front de Gauche. Membre du PCF jusqu’en 1985, « permanent » d’une organisation « démocratique » pendant quelques années et considéré à ce titre à l’époque comme un « cadre communiste », je ne me reconnais totalement dans aucun de ces partis ou mouvements. Par contre, j’adhère au mouvement populaire engendré par les dernières campagnes, malgré les erreurs stratégiques, les maladresses ou éventuellement quelques problèmes d’orientation…Étant « sans parti » depuis 27 ans, j’ai mené une réflexion bien solitaire et j’ai perdu bien de mes capacités d’analyse, de synthèse, etc., car il me semble que, coupé de l’action militante, on devient idéologiquement beaucoup plus chancelant et fragile ! C’est une faiblesse, mais sans doute aussi l’avantage de ne plus avoir à défendre, quelquefois contre mes propres convictions, « l’intérêt supérieur de l’organisation » !!! Cela donne sans doute aussi quelquefois une relative « fraîcheur » ou spontanéité qui m’a longtemps fait défaut au nom de la rigueur intellectuelle ! En d’autres termes, je ressens le besoin de me rapprocher des gens qui ont les mêmes valeurs et les mêmes espoirs, peu ou proue, que moi, tout en gardant la capacité de réagir aux événements de manière individuelle sans mettre en péril l’unité et l’efficacité d’une structure…Ne serais-je pas, d’une certaine manière, le « client » idéal d’une adhésion directe à une structure organisée mais souple, un Front Populaire ou un Front de Gauche « phase 2 » qui me permette de conserver un lien avec le mouvement, de participer aux combats qui me paraissent légitimes et à ma portée sans pour autant épouser les strictes règles d’un parti politique ? Telles sont les questions qui m’interpellent aujourd’hui !
    http://www.proposcitoyens.blogspot.com

    • lecridupeuple

      Et bien, Bernard, je milite pour l’adhésion directe des milliers de gens qui sont comme toi. Et j’ai cru lire que le PCF a évolué positivement sur cette question. Cela ouvre un possible intéressant.

      • Julien

        Cela pose aussi plein de questions difficiles : est-ce que les membres des partis composant le FG sont membres de droit du FG ? à quoi servirait une telle organisation en dehors d’avoir un fichier de sympathisants ? qui aurait la tâche de définir l’orientation politique : les composantes-partis ou les adhérents ? Et puis, on se heurte à ce que tu dis dans ton post : il ne faut pas mettre la charue avant les boeufs, c’est-à-dire définir l’organisation avant le projet.

  • partageux

    Salut Nath,

    L’avenir du FdG, c’est accueillir de nouvelles organisations. Pas seulement des organisations politiques mais aussi des associations ou des syndicats.

    L’avenir du FdG, c’est l’adhésion directe des personnes. Combien ne veulent pas adhérer à l’une ou l’autre des organisations qui composent le FdG mais souhaitent une adhésion directe ? Cela n’empêche nullement les organisations de continuer à exister au sein du FdG. Ma référence n’est pas dans la ligne politique mais on a vu cela naguère à l’UDF… ;o)

    L’avenir du FdG, c’est les teufs internes. Depuis la petite bouffe à quelques camarades à la grosse fête familiale en plein air. Chez moi le PCF d’un canton a ressorti la tradition ancienne des fêtes. Où sont invités depuis trois ans tous les camarades du FdG. Ce lien créé entre les personnes, militants et familles des militants, sympathisants et promeneurs venus pour voir, syndicalistes et associatifs, est bon pour tout. Même pour les élections puisque c’est LE canton du département qui a basculé politiquement pour le FdG lors des dernières cantonales. Et puis on ne peut pas s’engueuler, même si on est en désaccord politique, quand on a mangé, chanté, joué et rigolé ensemble.

    L’avenir du FdG, c’est l’organisation systématique de réunions tupperware. Rencontrer, discuter, convaincre, argumenter en ayant le temps, répondre aux préoccupations personnelles, c’est la méthode qui a marché naguère pour créer les bastions de gauche. Si on veut gagner des élections il nous faut faire cet humble boulot de ratissage qui prend du temps. Comme le SP, Parti Socialiste néerlandais proche politiquement du FdG, dont les militants sont surnommés les « Jéhovah rouges » en raison de leur pratique systématique du porte-à-porte et de la réunion chez l’habitant.

    J’arrête ici parce que c’est déjà long pour un commentaire…

    • lecridupeuple

      Mon ami,

      je partage en tous points ton commentaire. Mais je ne le trouve pas assez long. Je m’en suis tenu quelques points pour ne pas alourdir une note dj assez casse crote mais j’esprais bien qu’elle suscite dbats et contributions. La tienne m’est trs bienvenue. Merci donc !

      ________________________________

    • misesaupoing

      Tout à fait d’accord. le Front de Gauche puise sa force dans la mobilisation de citoyens non encartés, du monde associatif et syndical.
      En faire un parti unique finirait par étouffer ce mouvement. Mais il ne faut pas pour autant négliger l’importance d’une structuration de l’organisation et la nécessité d’une plus grande coordination des nombreuses initiatives locales. Le Front de Gauche est un lieu de contact privilégié entre des militants, des citoyens et des associations. Un lieu de débat qui vit et doit vivre à un autre rythme que le seul calendrier électoral, car l’ambition qu’il porte est une ambition de transformation profonde de la société. On pourrait envisager une composante de conquête politique faisant campagne pour gagner du terrain pendant les élections et une composante décentralisée de comités locaux, structurée autour des organisations politques qui le composent mais aussi des acteurs de la vie locale faisant partie d’aucune organisation politique, qui auraient en charge de nourrir le programme commun mais aussi de mener des actions, de coordonner les luttes, de faire de l’éducation populaire… Bref, il faut inventer autre chose. Peut-être profiter du débat sur le futur traité européen pour exiger un référendum et structurer des comités locaux et ouverts. Le Front de Gauche doit garder ce qu’il a de plus précieux, l’ouverture et le dialogue !

  • Wild ar-Rachid

    Merci pour ce texte à la fois enthousiasmant et pondéré.

    J’ai toujours un souci avec l’adhésion directe à un FdG formalisé. Quand il faudra participer aux décisions, que pèseraient les adhérents directs, face aux orgas adhérentes? Quelle représentation, pour quel niveau de décision? Est-ce qu’il ne serait pas préférable de développper les espaces d’accueil aux collectifs + ou – informels ?

    Par exemple, même si selon les lieux, les assemblées citoyennes du FdG n’ont pas toujours les mêmes tailles, finalités ou objectifs, a-t-on envisagé qu’elles puissent se réunir sous la forme d’une association, à laquelle beaucoup de non-encartés pourraient plus facilement adhérer qu’à un parti?

    • lecridupeuple

      C’est aussi pour cela que je n’ai pas fig la rflexion sur les formes que doit prendre un Front de Gauche ouvert aux non membres des partis qui le composent. Il nous revient de faire preuve d’imagination, d’inventivit pour que nul ne puisse se sentir dpossd. Ni celles et ceux qui ont fait le choix de rejoindre un parti et qui font vivre le Front de gauche, ni celles et ceux qui ne se reconnaissent et ne s’impliquent que dans le Front de gauche

      ________________________________

  • micmousse

    Ah j’ aime ce billet ( et les commentaires ) .Ca me fait vraiment du bien de penser que des citoyens pensent comme moi .Après les revers que l’ on vient de se prendre , il est bon de sentir que les braises ne sont éteintes et que l’ avenir peut etre un avenir si l’ on s’ organise .Ayant été en chômage pendant de longues années , au bord de perdre tout ( famille, maison..) à cause de mes convictions de gauche et ma carte CGT qui m’ avaient valu d’ etre viré de la sidérurgie.
    Grâce à ces mêmes convictions partagées avec le Front de Gauche et mises en lumière par Mélenchon ,j’ ai repris espoir mais je recommençais à me recroqueviller à la suite de ces élections ( j’ ai refusé de voter au 2eme tour des législatives ) et je n’ ai pas aimé l’ appel au désistement des candidats FDG ce qui revenait à nous mettre dans le même sac que les sociaux traitres pour la très grande majorité des votants.
    Je vois maintenant le changement ( mots volontaires) :les différentes prises de positions des partis et ton billet montre un avenir à venir

    • lecridupeuple

      Merci si j’ai contribu, avec les autres, te redonner la pche.

      Ce qu’il faut que vous compreniez, les amis, c’est que plus vous vous ferez entendre dans les assembles citoyennes, les collectifs locaux ou autre, plus vous aurez de voix. Mon blog, c’est bien. On partage, on met des ides au clair, c’est prcieux. Mais ne le gardons pas pour nous, faisons partager tout cela dans nos orgas ou assembles respectives 🙂 @Micmousse : quand mme, j’apprends juste comme a, au dtour d’un commentaire, que tu as t victime d’interdit professionnel comme au 19e sicle… Et aprs, on me dira (mais pas toi) que la lutte des classes n’existe pas…

      ________________________________

      • micmousse

        Viré de la sidérurgie , ils ont appelé ça CGPS (Convention Générale de Protection de la Sidérurgie ) .C’ était déjà le Parti Sournois ( en 1986 avec Mélenchon d’ ailleurs ) .
        En fait ils disaient qu ‘ils protégeaient les délégués du personnel en mettant le même % de « bénéficiaires » de la CGPS que ceux du service auxquels ils étaient reliés sauf que moi je n’ étais dans aucun service donc ils m’ ont ‘attaché’ un de ceux qui a totalement disparu
        Tous ceux qui me prédisaient un brillant avenir de cadre ne sont pas venus m’ aider pendant mes 15 années de mouise ( chômage entrecoupé de temps partiel …) et n’ ont toujours pas compris que je ne dise pas merci à ces bienfaiteurs socialos
        Etant maintenant à la retraite depuis 4 mois ( ayant fait 4 mois de rab dus aux saloperies Srkosiste) , j’ hésite toujours à m’ engager totalement dans le parcours militant car ma femme ne s’ en est jamais totalement remise

      • lecridupeuple

        Je ne te comprends que trop bien sur l’engagement et sur la priorit que tu accordes ta femme. La vie sociale, la vie familiale ou amoureuse, c’est quand mme essentiel. Parce qu’on peut clamer l’Humain d’abord sur tous les toits, si on ne prend pas soin d’abord des gens qu’on aime et qui nous aime, on sera pas crdibles pour deux sous.

        Toute mon amiti camarade !

        ________________________________

  • Didier Vaillant

    Je suis d’accord avec toi sur le fond Je suis adhèrent du PdG depuis Mars 2011 J’ai fait campagne dans le 2804
    Dans le détail je milite pour que les organisations du FDG se parlent , ce qui n’est pas le cas dans mon departement le 28 En fait je suis , par ce que j’en ai vu lors de la campagne le seul PdG de ma circo Lors de la réunion du PdG de Jeudi c’est l’axe que je veux proposer
    Je n’ai pas été encarté depuis les années 70 car j’attendais un mouvement du genre front de gauche et mes votes ont été tour à tour pour Bové le PCF ou encore Besancenot
    Voilà je voulais juste participer à l’effort que tu produis entre autres sur tweeter
    Amitiés
    Didier

  • rocknrouge

    C’est au fond une vieille question qui se pose à nous aujourd’hui. Comment fédérer les bonnes volontés nées avec le Front de Gauche, sans effacer l’identité propre à chacune de ses composantes ? En d’autres termes, comment emmener le plus de personnes possibles dans un projet politique dont la finalité est – pour tous, je l’espère – le renversement du capitalisme.

    Le problème des collectifs anti-libéraux du non de 2005 ont souffert des mêmes limites que bien des mouvements historiques, parce qu’ils reposaient sur un dénominateur commun, le refus d’un projet antisocial, sans être en mesure de proposer un projet alternatif consensuel. Ces collectifs n’étaient finalement que des jacqueries.
    Tu le soulignes fort bien, le Front de Gauche, jusqu’à maintenant, est allé bien plus loin en parvenant à établir un programme commun à de nombreuses organisations. Comme tu le soulignes fort bien aussi, les tensions entre les différentes organisations s’atténuent, même si objectivement je ne les crois pas encore complètement balayées, notamment en ce qui concerne le PCF (j’ai un profond respect pour le PCF et ses militants, mais après l’orthodoxie stalinienne et l’expérience new-wave de « Bob l’épongé », il faut reconnaître que, même de mon point de vue, il y a un passif). Cela étant, le rapport de Pierre Laurent que tu cites dans ton dernier billet me semble constituer un gage très positif pour l’avenir.

    La question du projet de société, donc, est essentielle, c’est elle qui nous permettra de faire la différence avec le PS. Il y a d’ailleurs cette question de nos rapports avec le PS, qui me semble indissociable de la question des suites à donner au Front de Gauche. Je suis convaincu que si le PS a été de gauche – il y a longtemps, avant ma naissance -, c’est aujourd’hui une organisation de droite au service des intérêts capitalistes. Cette conviction, je ne sais si elle est majoritaire parmi nous (je ne le crois pas), mais je sais qu’elle est partagée par un nombre substantiels de camarades, qui en ont assez de la doxa du désistement républicain, qui se sentent régulièrement complices de leurs combines si on leur demande de voter pour un François Hollande ou un Philippe Kemel au second tour, et qui hésitent à se plier aux consignes de vote.

    Il ne faut pas, je le crois, négliger cet aspect, car il est asphyxiant pour le développement et la diffusion d’idées à l’intérieur du Front de Gauche. Je vais essayer d’être clair (comme tout le monde, j’ai bossé aujourd’hui, et le cerveau fonctionne moins vite et moins bien). De mon point de vue, la Gauche aujourd’hui, c’est le Front de Gauche et les organisations dites « d’extrême-gauche ». Si on admet que le PS n’est pas un parti de gauche, on arrête de se positionner systématiquement par rapports à lui, et on fait vivre les débats idéologiques de la gauche. Parmi ces débats, il y a ce fameux débat réformisme/révolution, qui reprend alors tous son sens. A ce stade, je l’avoue, si mon programme était celui de « L’humain d’abord », mon projet trouve ses sources dans « L’État et la Révolution ».

    En conclusion, et pour tenter d’être clair :

    – Il me semble impératif de consommer la rupture avec le PS, dont la politique est depuis trop longtemps comparable à celle de l’UMP, lui-même depuis trop longtemps proche du FN (et encore plus ces dernières années). Si le PS se rapprochait de nous, je ne dis pas, mais je le crois définitivement mort en tant que parti de gauche.

    – Pour abattre le PS, nous devons faire vivre nos différences idéologiques, et mener entre nous une bataille idéologique fraternelle – et si possible pas fratricide – à même de faire naître un projet politique à court et long termes. Cela suppose de faire appel à l’intelligence de chacun, et comme tu le dis en commentaire, d’être capable de modifier ses idées de départ.

    – Pour cette raison, je crains qu’une adhésion au Front de Gauche qui ne soit pas dans le cadre d’un des partis qui le composent risque de générer de la frustration. Comme le soulignait l’un des commentaires ci-dessous, comment ces camarades feraient-ils entendre leur voix dans ce qui s’apprête à se jouer ? Il faut être clair, un tel travail mènera à terme soit à un parti unique qui défendra les intérêts des classes laborieuses pour mettre fin au capitalisme (c’est ce que j’appelle de mes vœux), soit à la dissolution du Front de Gauche en cas d’échec. Que deviendraient alors ces militants « directs » ?

    • lecridupeuple

      Voilà qui relance cash le débat. Une première voix pour exprimer clairement un refus d’adhésion directe au Front de Gauche et un axe affirmé : rupture avec le PS. Là aussi, y a matière à débat.
      Merci Rock n Rouge d’avoir pris le temps de ce commentaire.

  • jocegaly

    Le schéma de François Hollande fait donc école: détermination d’un projet, et ensuite , on peut entrer si on est d’accord… Hum. …

    Le FdG a regroupé une foule sur la base de valeurs, il me semble. De valeurs liées à une mise en actes claire:
    – légitimité de la dette => audit
    – économie réelle avant tout => banques dont les fonctions spéculation / économie réelle doivent être séparées
    – BCE vouée à l’économie réelle et en lien direct avec les états.
    – démocratie dans les institutions qui décident de l’Europe.
    … entre autres. C’est cela, il me semble, la « colonne vertébrale » du FdG, si elle se confirme bien sûr.

    Avant de parler de « PROJET » je proposerai plutôt de parler d' »OBJECTIF ».
    – consolider les partis existants et les renforcer ?
    – ouvrir (grossir encore les rangs) au rassemblement mais en pensant un peu au « nerf de la guerre » (une cotisation minime d’adhésion)

    En résumé:
    – élargir au maximum et réconcilier certains abstentionnistes avec la politique

    ou

    – sélectionner une élite militante et qui obéira aux mots d’ordre..
    Dans le premier cas il faut mettre en place un réseau de communication croisé: comm’ verticale, et comm’ horizontale.
    Dans le deuxième cas , c’est simple: chacun tente de renforcer les murs de sa paroisse . Quelques militants du PC ont déjà commencé.

    Pas facile.
    J’ai déjà donné quelques unes de mes idées là dessus à la suite de l’interpellation sur mediapart de qques personnes qui ont participé à l’orga de la campagne: (« mon commentaire ») http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2012/05/25/24342227.html#comments

  • jocegaly

    Je ne vois pas mon comm’. Nath, s’est-il perdu?
    Bon j’essaie encore.. Un petit extrait
    http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/front_de_gauche/index.html
    Texte: question , prioritaire (et urgente?): comment réunir et construire solidement toutes les forces que regroupe ce mouvement?..

    Il s’y trouve des partis politiques, et des associations, mais surtout des particuliers qui en constituent je le suppose le plus gros des forces et les plus prometteuses en terme d’adhésion, de rassemblement et d’amplification du mouvement. Leur profil, pour nombre d’entre eux, nous pouvons sans doute le deviner : dans les grandes lignes, c’est « dégoûté des combines politiciennes », « jaloux de leur libre arbitre, et libres de voter selon le résiltat de leurs réflexions »…

    L’union de quelques partis politiques est, certes, intéressante mais si le front de gauche ne met pas en place une structure collective de partage , il risque sous peu de se voir réduit à deux partis politiques et quelques associations, ou bien d’éclater tout simplement.

    Je me suis inquiétée il y a quelques jours, de constater que quelques membres du parti communiste appelaient les « front de gauche » à s’inscrire au PC (facebook). Ayant moi-même pris une carte au parti de gauche en novembre 2011, j’ai appelé, en réponse, à s’inscrire au parti de gauche… Il me semble qu’il s’amorce là un processus de désagrégation du front de gauche si l’équipe actuelle des coordonnateurs ne met pas très rapidement en place une structure adaptée et rassembleuse, ouvert à tous y compris des personnes qui n’appartiennent à aucun parti, où aucune des associations membres.

    S’il est évident que pendant la campagne présidentielle, le front de gauche dans son ensemble a pu bénéficier de la technicité incontestable, et des infrastructures du PC., pour autant ce serait un danger que d’accorder à ce parti une prééminence absolue dans le mouvement: nous avons vu au cours des trois décennies précédentes à quoi conduit une recherche d’hégémonie d’un parti dominant à un certain moment (1981)et la mise en acte des manœuvres qui le permettent (je parle du PS bien sûr).

    Pourquoi est-il indispensable de consolider le front de gauche?
    L’autisme de 2002, le reniement des voix démocratiques en 2005 ont conduit , nous l’avons vu, à la prise de conscience par une grande frange de la population qu’ils ils étaient dirigés par des instances – parti au pouvoir, ou parti dit « principal parti d’opposition » – de plus en plus exclusivement organisé en fonction de leurs intérêts oligarchiques, et de plus en plus sourd à leurs voix et aux réalités vécues.
    Le dégoût auquel cela a conduit se marque pour certains par une fuite de ce parti dominant (qui de 2006 à 2009 – en passant par la fraude de Reims – a perdu la moitié de ses adhérents) , pour quelques autres par le choix d’un parti extrémiste (FN) histoire de renverser le jeu de quilles pour des personnes exaspérées sans doute , et pour d’autres encore à la résignation et au renoncement : l’abstentionnisme.
    Il reste à consolider un rassemblement (éventuellement amplifié) de tous ceux qui ne veulent se soumettre à aucun parti,qui en ont assez d’entendre des mots d’ordre, et de voter sur commande… La grande nouveauté du front de gauche – à laquelle j’ai été très sensible car j’ai attendu cela pendant trois décennies – c’est qu’elle est susceptible de transcender les partis. Nous avons assisté trop longtemps à des « querelles de chapelles », à gauche, à chaque élection… tandis que la droite savait toujours s’unir pour sauvegarder ses intérêts. j’avoue que pour ma part, si j’ai pris en novembre 2011, une carte au parti de gauche c’était pour l’aider financièrement !… pas pour « prendre parti » tant je suis convaincue que de bonnes idées peuvent émerger de plusieurs endroits, et non d’une seule « chapelle ».

    Venons-en au front de gauche : il a montré au cours de cette brève période des présidentielles, qu’il pouvait y avoir coordination régulière et continue entre plusieurs partis, associations, syndicats: c’est à mon sens en cela que réside la formidable avancée qu’il a pu réaliser. C’est en cela à mon sens qu’il a répondu aux aspirations d’une grande population intéressée à des problèmes réels, et non à des mots d’ordre émis par telle ou telle « chapelle ». Un atout fondamental et indispensable également: le contenu très pédagogique des meetings de Jean-Luc Mélenchon qui a contribué largement à faire connaître certains mécanismes mis en place par les oligarchies financières et politiques.!!!Ainsi que leur collusions…

    Quelles conditions pour sa survie, et pour amplifier le mouvement ?
    A ce qu’il me semble:
    Il y a un aspect financier incontournable: il doit se doter d’un statut lui permette de recueillir des cotisations, non rédhibitoires , et d’un montant accessible à tous (mais ouvert aux donateurs)

    Il y a un aspect participatif qui doit permettre de mettre en lien et permettre les échanges entre toutes les personnes qui y adhèrent :
    – une plate-forme d’échanges thématiques, initiés peut être par un texte d’introduction à la problématique? Une plate-forme conçue pour permettre à la fois un cadrage des sujets-thèmes , et des échanges favorisant l’avancée de la réflexion chez les participants, et peut-être l’émergence de propositions.
    – un réseau de comités (quelle que soit leur importance) ayant un support de communication (blog: actus générales? thèmes afférents? actu et projets locaux?), réseau d’échanges et de diffusion des informations
    – une plate-forme d’information descendante et centralisatrice et de diffusion générale (le site «place au peuple » est déjà en place, c’est un acquis important. )

    Quelles que soient les décisions prises, et les choix de structure, il faut sauver le Front de Gauche!.

    Clin d’oeil :
    -Il y a un trésor dans notre village
    – y’a plein de maisons à coté et des espaces à cultiver
    – y’a pas d’rue, y’a pas d’bus! ‘Faut les construire!

  • Gérard Perrier

    Poursuivre et transformer le FDG certes mais sur quelle ligne ?
    That’s the question .
    Pareil pour les assemblées citoyennes :quel grain à y moudre ? La refondation de la gauche me semble envisageable et utile : bilan du 20ème siècle (Robert Hue n’avait pas fini le travail !…) et nouvelles formes d’orga, transformation sociale et émancipation ,nouvelles pratiques sociales etc.. Bref des assemblées-creuset de générations et d’horizons .De l’utile et du possible à la rentrée :pas d’élections avant 2014…Tenir des assemblées citoyennes dans les quartiers populaires…:A Marseille j’ai créé une université populaire (en 2007) et hors période électorale dans le 13-14 avec Richard Martin on n’est pas nombreux à permettre des lieux de parole et de transmissions – échanges de savoirs au peuple des cités… ..

    Le PCF est « menacé » de disparition dans ses derniers bastions par le PS (législatives 2012). Et en 2014 il voudra légitimement négocier les mairies avec le PS.D’où dès maintenant son attitude dépendra AUSSI de cette donnée-là.Même sans participation au gouvernement .
    Hollande aura sans aucun doute, au moins dans les 6 mois à venir, une petite marge de manoeuvre, plus grande en tous cas que celle du PASOK ou du PSOE qui ont suivi des lignes de destructions des acquis sociaux. En tout cas, avec quelques mesures de gauche et une dramatisation par les media de l’environnement économique en Europe,l’austérité budgétaire pourrait dans ces conditions être acceptée,bon an mal an , par l’opinion du « peuple de gauche ».
    Le FDG porte parole des luttes sociales? Certes mais si on ne veut pas faire du NPA bis avec la fin que vous savez .. comment avancer ?..Et des luttes d’ensemble auront elles lieu?Bien malin qui peut le dire. Je suis perplexe .Il y aurait enfin à faire le bilan du « passer devant le PS  » puis « passer devant le FN » .Pourquoi ce qui s’est passé s’est-il passé ainsi ces 6 derniers mois? On n’avance jamais sans bilan critique et donc sans débat de fond.Sauf à penser comme certains à Berlin en 1953 :le peuple est descendu dans la rue contre le parti.il faut changer le peuple… Merci à Nath que je salue pour son blog .GP .

  • imperatrice (@ladylesbian)

    Je vais faire bref: j’ai donné ma confiance au FDG et ma confiance vaut de l’or vous savez . Et j’espère ne pas avoir à le regretter comme pour la CGT en ce moment. Le FDG m’a redonné espoir, vraiment.

  • babelouest

    Le FdG est une auberge espagnole. C’est précisément sa force. J’ai milité avec les camarades du PG44 sans adhérer à quoi que ce soit, et pour cause ! En revanche, je n’ai vu le candidat du FdG de ma circonscription que le 10 au soir, pour les résultats : il était au PCF, et seuls les coordinateurs se parlaient. En fait le partage était géographique, comme ailleurs sans doute. Et malgré tout travailler avec les gens du PC m’a toujours été un peu plus difficile.

    Moi aussi, j’ai connu plusieurs camarades prêts à s’investir dans le FdG, sans pour autant prendre leur carte dans l’une de ses composantes. Je les approuve, prenant là le contrepied de RocknRouge : adhérer, c’est endosser l’historique d’un parti avec ses réussites et ses erreurs. Le Front est à la fois plus faible par une relative dispersion des motivations, et plus riche que ses parties s’il reste réellement démocratique à la mode des Soviets (personne n’est le patron, tous contribuent, en cas de besoin d’un porte-parole ou d’un coordinateur de discussion celui-ci est élu pour une seule fois).

    Contribuons tous chacun selon ses moyens : c’est ainsi que nous avancerons.

  • rocknrouge

    J’ai dû manquer de clarté. J’aurais sans doute dû préciser qu’à titre personnel je n’ai aucune carte (même si cela n’a rien de définitif). Mon point de vue, c’est que je n’ai pas eu besoin d’adhérer à quoi que ce soit dans les faits pour me présenter comme membre du Front de Gauche, tout en étant extérieur aux partis qui le composent.
    L’idée d’une adhésion « officielle » au Front de Gauche sans appartenance à un de ces partis, c’est, je le crois, renoncer aux avantages (parole totalement libre, choix de la manière de s’investir) tout en conservant les inconvénients (une parole qui a forcément moins de poids que celle qui s’exprime par l’intermédiaire d’un parti.

    • babelouest

      Adhérer à un Front, et non à un Parti, c’est précisément garder sa liberté de parole et son indépendance, tout en étant intimement lié à la vie de ce Front. Avantage : il est collectif, chacun sait qu’il peut compter sur vous pour les actions et discussions. Un non-inscrit total n’est pas forcément connu comme aussi disponible. En revanche, il risque de n’être pas au courant de tout. C’est tout de même donnant, donnant.

      J’admets que la différence puisse paraître un peu subtile.

      • lecridupeuple

        Faut bien que nous, les militants, qui nous cognons des réunions en plus, des actions de terrain supplémentaires, des formations, et tout ça… nous ayons un petit « plus » quand même ^^

  • brunoarf

    Mercredi 20 juin 2012 :

    Facture salée de la crise en France : 140 milliards d’euros par an.

    La crise économique et financière a entraîné un manque à gagner de près de 140 milliards d’euros (168 milliards de francs) par an pour la France, soit près de 7 points de produit intérieur brut (PIB), a révélé l’Insee, pour qui la récession en 2009 a été plus profonde encore qu’estimé jusqu’ici.

    Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques, l’économie française reste durablement affectée par la crise. « Elle n’a pas commencé à rattraper le terrain perdu pendant la grande récession », souligne-t-il dans un « éclairage sur l’évolution de l’économie française depuis la récession de 2009 ».

    http://www.romandie.com/news/n/Facture_salde_la_crise_en_France_140_milliards_d_euros_par_an_RP_200620120847-11-198995.asp

    Par an, combien d’euros les banquiers français ont-ils gagné ?

    1- Le patron de la banque Dexia, Pierre Mariani, a gagné 1 809 411 euros.

    2- Le patron de la banque Société Générale, Frédéric Oudéa, a gagné 4 350 000 euros.

    3- Le patron de la banque Crédit Agricole, Jean-Paul Chifflet, a gagné 1 805 731 euros.

    4- Le patron de la banque BNP Paribas, Baudouin Prot, a gagné 2 713 015 euros.

    5- Le patron de Banque Populaire – Caisse d’Epargne, François Pérol, a gagné 1 606 000 euros.

    6- Le patron de la banque Natixis, Laurent Mignon, a gagné 2 000 000 d’euros.

    http://socioeconomie.wordpress.com/2011/11/10/salaires-et-revenus-des-banquiers-en-france/

    Conclusion : la crise économique et financière a entraîné un manque à gagner de près de 140 milliards d’euros par an pour la France, mais les responsables de la crise gagnent des millions d’euros par an.

    Les contribuables français sont des cons.

    • lecridupeuple

      Heu… Non, nous ne sommes pas des cons. Même si on nous prend pour des cons.

    • jacques G.

      c’est clair des cons,si on leur coupait les vivres..apres tout on peut aussi ne pas payer…Moi étant que sympatisant et votant FDG,je dois vous dire que je suis plus pour les électrochocs, je me rapproche plus d’un ravachol et autre jules bonnot dans certains combats..bref j’évite de donner mes idées car elles sont souvent plus que radicales…ce qui m’a amené au FDG,c’est toute la partie écolo,car je n’accepte pas que le capitalisme sauvage tue notre planéte, hélas personne n’en a parlé pendant la campagne,parfois j’avais l’impression que tout le versant écolo de l’humain d’abord avait été mis là pour etre à la mode,j’espére me tromper et que la planification écologiste redeviendra un sujet phare au sein des différentes organisations.

  • Didier Vaillant

    Voici mon 2eme commentaire
    Adhèrent du parti de gauche , je pense que la formule actuelle du FDG fonctionne . Je souhaiterais qu’il y ait localement et nationalement plus de rencontres de façons à ce que tous les militants puissent échanger et débattre en regardant l’avenir en laissant led chapelles derrières .Je suis confronté à ce problème dans mon département le 28 . J’arrive sans problème à parler aux « staliniens et au « parti de gauche » mais apparemment peu de ces 2 chapelles veulent faire ce premier pas . Il me paraît important qu’un effort soit fait à ce niveau . Je m’engage personnellement à ce que cela arrive autour de moi .
    Un mouvement comme le notre se doit d’être uni , surtout avec des débats constructifs .
    Amitiés à vous tous
    Didier

  • jacques G.

    des notes,oui pourquoi pas, je viens de lire l’article sur bastamag..édifiant…rio ou comment faire un sommet qui ne sert à rien sinon a faire encore un peu plus de fric…ce serait bien de remettre l’écologie devant,je lis les posts sur le blog de mélenchon,1000 posts,personne en parle..la question du moment,c’est est ce que les colonels fabiens vont aller casser la croute avec les roses nevroses…franchement si on continue a penser comme ça, on a pas le cul sorti des ronces…

    • lecridupeuple

      Ecoute, tout l’heure, je vais la Mutualit la confrence nationale extraordinaire du PCF. Je vous raconterai

      ________________________________

      • rocknrouge

        J’ai pas d’invit’, tu me fais rentrer ? (Promis, je viens sans baskets.)

      • lecridupeuple

        A la Mutu ? Prend ta carte 🙂

      • antonio G

        Et si la forme parti en tant qu’outil politique imaginée au XIXème siècle était obsolète ?
        Ne doit-on pas essayer d’imaginer de nouvelles formes d’organisation qui allient engagement collectif et libre arbitre individuel?
        Le Front de Gauche,construction originale, « objet politique non identifié/identifiable » (OPNI) est peut-être l’embryon
        d’une nouvelle forme de structuration de l’action politique.
        Son caractère ambivalent rassemblant organisations existantes (composées tout de même d’individus…) et personnes non encartées pose une série de questions auxquelles on ne peut échapper.
        L’adhésion directe a ses adeptes que l’on peut comprendre bien que l’offre politique au sein du FDG soit très large si on consulte la liste des organisations …
        Mais cette adhésion directe pose le problème du processus décisionnel.
        Dans mon comité local du FDG sont réunis un représentant du PG, un du PC, un de la FASE,un de la GU et trois individuels . Une décision doit être prise qui fait débat,pour trancher, on vote. Dans ce cas une personne égal une voix ?
        Le représentant PG (15 adhérents dans sa localité), celui du PC (45 adhérents), de la FASE (…) etc, « pèsent » dans le processus décisionnel aussi « lourd » que chacun des trois – fort respectables – individuels ?
        Bien sûr,il faut continuer à débattre et réfléchir sur le projet ET sur l’outil !
        Mais pour autant,on ne peut déserter le terrain de l’action politique au quotidien pour arracher des décisions qui même partiellement répondent aux attentes populaires immenses de celles et ceux qui souffrent de la crise.
        D’où l’importance qu’il va y avoir à articuler intervention des députés du FDG et interventions de masse.
        Même chose pour les questions de l’UE (Traité non encore ratifié,exigence d’un référendum).
        Les comités du FDG (ou ASS citoyennes, peu importe la désignation) existants ont du travail dès maintenant.
        En créer partout est la tache politique majeure du moment !

        c

      • lecridupeuple

        Ah…. la forme « parti »… Un débat initié par l’excellent Pierre Zarka, un des animateurs de la FASE.
        Je ne vais pas répondre tout de suite parce que j’aimerai que vous, lectrices, lecteurs, disiez ce que vous en pensez.

      • babelouest

        Arf… et avec ma carte de l’UJP (un chouïa périmée bien sûr), çà passe ? Établie en 1968, bien avant le joli mois de mai.

        Pour tout dire, le 10 mai nous avions organisé à la Maison du Peuple de Poitiers une conférence de Léo Hamon, l’un des plus en vue des gaullistes de gauche de l’époque. Nous avons été assez déçus, nous les militants, quand il a brodé sur les évènements du jour. Assez sévères, je l’accorde.
        http://www.linternaute.com/histoire/categorie/evenement/114/1/a/51715/la_nuit_des_barricades.shtml

        Pour l’anecdote, un peu plus tard, j’ai été contrôlé pour avoir participé à un collage d’affiches nocturnes, et, mal nous en a pris, sur le mur nu et sans indication particulière d’une gendarmerie de campagne côté face. Les pandores sont vigilants. Pris sur le fait ! Ouarf ! Que ne fait-on, quand on a vingt ans !

        Avec le recul, je m’aperçois que j’ai fort peu changé en politique, mis à part une « certaine » dérive à gauche.

        Avant-hier, dans un bar acquis à « la cause », j’ai payé la tournée générale à l’occasion de l’anniversaire de la bataille de Waterloo (combien s’en souviennent ?), et du mien. Quand j’ai fait « péter mon score », on me donnait plus de 10 ans de moins. C’est dans la tête que tout se passe, après 25 ans de soins nuit et jour auprès d’un conjoint de plus en plus vulnérable dans son lit. Il fallait « être fort pour deux ». Maintenant je suis fort tout seul, grâce à elle. Et j’ai des enfants qui prolongent et étendent mon engagement.

        Vive la vie, bordel !

  • tom6775

    Hier soir j’ai successivement entendu à la tribune comme une évidence que le PS était un parti de gauche, puis, comme l’idée avait été un peu malmenée par des intervenants, tu as dit qu’il n’y avait pas de questions à se poser, le vote des électeurs devait nous tenir lieu de doctrine. Comment articuler réflexion idéologique et choix stratégiques pour produire des effets souhaitables si l’on trouve inutile la première et si les seconds sont présentés comme évidents ?
    Après, doit-on s’étonner qu’un questionnement sur la pertinence et l’approfondissement idéologique de nos tribuns (« rupture avec le capitalisme ?! ») soit venu d’un camarade ancien trotskiste ?
    Les gens, on a du boulot…

    • lecridupeuple

      Thomas, merci pour ce commentaire fort sympathique quant à son ton.
      J’ai, dans mon intervention, souligné le fait que « 90 % des électeurs considèrent que le PS est de gauche ». C’est un fait. Je n’ai pas dit qu’il n’y avait pas de question à se poser. J’ai cru même avoir parler de mener les débats clivants qui ont caractère pédagogique et nous permettent de nous différencier du PS. Je l’ai dit à l’appui d’une intervention passée. J’ai aussi parlé d’éducation populaire politique, pour continuer à conscientiser le peuple. N’ai-je pas dit tout cela ?
      Et oui, la ligne du Parti de Gauche n’est PAS de caractériser le PS comme un parti de droite. Au demeurant, je te signale aussi amicalement que tu m’écris ce commentaire, que même LO ou le NPA ne caractérisent pas le PS comme parti de droite.
      Je n’ai pas cru bon d’évoquer la question de la rupture avec le capitalisme étant donné que cela fait partie de notre carte d’identité politique. Cela fait partie des acquis présupposés quand tu prends ta carte au PG.

      • babelouest

        Bien entendu, tout dépend de ce qu’on appelle « de droite ». La droite elle-même a changé un peu, en général. Mais d’une façon un peu rapide, on peut considérer qu’elle défend des soubassements catholiques, le paternalisme patronal, les hiérarchies, l’acceptation de l’effort exigé.

        S’y est ajouté plus récemment la soumission au capitalisme international, à une époque où baissait l’aura de l’Internationale Ouvrière. Le PS ne se reconnaît pas dans les « valeurs » anciennes de la droite, mais il a signé son acceptation du néolibéralisme. Ceux qui n’étaient pas d’accord, sont partis. Ce sont eux, précisément, qui ont logiquement fondé le PG.

        La grande rupture est là. Entre le Nouvel Ordre Mondial du Fric, et l’Internationale des Faiseurs d’Efforts, du Robota, des Damnés de la terre (conscients ou non de leurs sujétions, d’ailleurs). Sur cette base le PS est « du côté » de cette Droite « nouvelle ». C’est pourquoi il est devenu bien plus qu’un concurrent, au moins un adversaire.

        A mon tour, j’invite tout le monde à apporter ses idées là-dessus. Sans agressivité bien sûr.

      • lecridupeuple

        Moi, je veux bien. Mais comment on fait pour convaincre 90% de la population ?
        Sans reprendre l’éducation populaire et les débats clivants ?

      • Wild ar-Rachid

        Personnellement, la définition que je trouve la plus efficace (faute de mieux), c’est celle du « cadre » de F. Lordon: primat du libre échange + pouvoir actionnarial généralisé + gouvernance économique non démocratique

        Selon lui, la ligne de clivage passe moins entre une droite
        plus ou moins « réactionnaire » et une gauche plus ou moins « progressiste », qu’entre ceux qui acceptent de travailler dans le cadre et ceux qui ne l’acceptent pas. Evidemment, ces derniers se réclament eux-mêmes tous de la gauche, le FN étant un parti du « cadre », malgré son discours protectionniste.

      • tom6775

        > J’ai, dans mon intervention, souligné le fait que “90 % des
        > électeurs considèrent que le PS est de gauche”. C’est un fait.

        Sans interprétation, un fait ne dit rien, j’espère que nous en tomberons d’accord (que les faits parlent d’eux-mêmes est un choix herméneutique et non pas son absence).

        > Je n’ai pas dit qu’il n’y avait pas de question à se poser.

        Ce n’est pas comme ça que j’ai compris ton intervention. Tu semblais ne pas apprécier que l’on questionne l’axiome selon lequel le PS est de gauche, tu as dit (en gros) : « on vient de perdre une heure à se demander si le PS était de gauche, alors que cette question a été tranchée par les électeurs : il l’est ».

        > J’ai cru
        > même avoir parler de mener les débats clivants qui ont caractère
        > pédagogique et nous permettent de nous différencier du PS.

        Ça, rien de nouveau. Il suffit d’énoncer notre programme pour voir qu’il est clivant. L’énoncé du programme d’EELV est clivant par rapport à celui du PS. Ça ne suffit manifestement pas à épuiser le sujet.

        > Je l’ai
        > dit à l’appui d’une intervention passée. J’ai aussi parlé d’éducation
        > populaire politique, pour continuer à conscientiser le peuple.
        > N’ai-je pas dit tout cela ?

        En quoi cela répond-il à une remarque sur une faiblesse idéologique dans notre caractérisation du PS (ce qui entrainerait, ou n’entrainerait pas, une remise en cause de nos choix stratégiques vis-à-vis de ce parti) ?

        > Et oui, la ligne du Parti de Gauche n’est PAS de caractériser le PS
        > comme un parti de droite.

        Ah. Je ressors d’une réunion départementale du Parti de Gauche où ce n’est pas la ligne qui ressortait le plus nettement, loin de là. C’était sans doute la ligne des gens qui ont parlés à la tribune, mais alors, si vous faites la sourde oreille, normal que le ton hausse, c’est une mauvaise politique envers les militants.

        De plus, si le PG caractérisait le PS comme un parti de droite, encore une fois notre réflexion serait superficielle. Sur les questions sociétales, le PS est un parti progressiste. On aurait l’air fin à simplement caractériser le PS comme un parti de droite (sans rien dire de plus) lors des débats sur l’abolition du privilège hétérosexuel dans le droit au mariage, quand nous sommes sur la même position qu’eux.

        > Je n’ai pas cru bon d’évoquer la question de la rupture avec le
        > capitalisme étant donné que cela fait partie de notre carte
        > d’identité politique. Cela fait partie des acquis présupposés quand
        > tu prends ta carte au PG.

        Ah, tu ne vois pas à quelle intervention je fais allusion, alors. Dommage, c’était très intéressant à écouter. Le camarade (dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom) a souligné l’incohérence qu’il y avait à mettre en avant à la fois la « rupture d’avec le capitalisme » et des mesures qui relevaient plus du capitalisme régulé (il a évoqué plusieurs exemples, comme celui de notre position sur la dette qui lui semblait être simplement un retour à la situation d’avant 1973, une époque difficilement qualifiable comme non capitaliste).

      • lecridupeuple

        Cher Thomas,

        je vais être un peu raide : la ligne, ce n’est pas ce que ressentent les camarades à un instant T. La ligne, ce sont nos textes. Je t’y renvoie. Amicalement.

        Pour le reste, je crois qu’il serait bien qu’on en discute de vive voix, ce serait mieux non ? Là, ça fait un peu « règlement de comptes ». Et je ne crois pas que ce soit ta démarche.

        Fraternellement.

      • tom6775

        > Cher Thomas,

        > je vais être un peu raide : la ligne, ce n’est pas ce que ressentent les
        > camarades à un instant T. La ligne, ce sont nos textes. Je t’y renvoie.
        > Amicalement.

        Tu veux dire que le parti aurait arrêté définitivement une ligne, une ligne qui lui serait constitutive (et donc immuable), sur la caractérisation du PS et peut-être même (tu as l’air de vouloir lier les deux) sur la stratégie vis-à-vis de ce parti, et que ce serait écrit quelque part ? Je ne puis le croire. Ou du moins, je demande à voir.

        Car si rien d’aussi radical n’est écrit, la discussion est légitime, et il est normal que les intervenants de la salle divergent des intervenants de la tribune, et que ce fait soit rapporté.

        > Pour le reste, je crois qu’il serait bien qu’on en discute de vive voix, ce
        > serait mieux non ? Là, ça fait un peu “règlement de comptes”. Et je ne > crois pas que ce soit ta démarche.
        > Fraternellement.

        Pourquoi pas de vive voix, mais je n’ai pas tes coordonnées.

        Amitiés,

      • lecridupeuple

        Thomas,

        Je ne dis pas que la ligne est immuable, loin s’en faut. Il y a moi aussi des trucs que je veux voir bouger.
        Pour ça, on a les congrès. On va préparer le notre ensemble dans les mois à venir, pour tenue en février 2013 de mémoire. Ce sera donc le bon moment pour parler de tout ça.
        Si tu m’y autorises, je t’envoie un mail vu que moi je vois le tien… 🙂
        Privilège de modérateur

      • tom6775

        > Je ne dis pas que la ligne est immuable, loin s’en faut. Il y a moi aussi des trucs que je veux voir bouger.
        > Pour ça, on a les congrès. On va préparer le notre ensemble dans les mois à venir, pour tenue en février 2013 de mémoire. Ce sera donc le bon moment pour parler de tout ça.

        Ah oui, très bien le congrès. C’est effectivement le bon moment pour définir une ligne. Et je n’ai aucun problème pour continuer à appliquer celle définie au congrès précédent.

        Mais que ce soit *seulement* le bon moment pour en parler, non. Hier soir, c’était un moment de bilan sur la campagne, des militants dans la salle qui voulaient une ligne plus offensive à l’écart du PS se sont exprimés, ils ont été vigoureusement applaudis. Ça a manifestement agacé des intervenants de la tribune, mais comment bien préparer nos rencontres futures, comment choisir en conscience nos représentants et dirigeants, si nous ne discutons pas (je dis bien discuter, pas définir) ?

        Pour ma part, je suis intervenu pour demander de la méthode : d’abord arrêter de coller l’étiquette « parti de gauche » sur le PS comme si c’était une évidence. Il nous faut plus de réflexion politique que cela. Je pense que la limite entre la gauche et la droite en France passe non pas à l’extérieur mais à l’intérieur du PS, c’est pour cela que j’ai parlé du PS comme d’un parti schizophrène.

        Alors, oui, peut-être qu’une recaractérisation entrainerait une difficulté pour justifier le « désistement républicain » (mais peut-être pas). Si c’est cela qui pose problème à nos dirigeants, parlons-en ! Discutons des avantages et désavantages comparés de ce choix tactique, mais dissocions-le de la caractérisation idéologique : il nous faut être armé idéologiquement, avoir les idées claires, pour prendre des décisions en conscience.

        > Si tu m’y autorises, je t’envoie un mail vu que moi je vois le tien… 🙂
        > Privilège de modérateur

        Pas de souci. 🙂

      • lecridupeuple

        🙂 Mail parti

        ________________________________

      • babelouest

        « Et oui, la ligne du Parti de Gauche n’est PAS de caractériser le PS comme un parti de droite. »

        J’en ai fait l’expérience, Nath, au cours des réunions que j’ai eues avec les militants (y compris des candidats à la députation) du PG. Il y a droite et droite, en somme. La « bonne vieille » droite réac, catho, paternaliste, un peu xénophobe que j’ai connue étant gamin ; et la droite nouvelle, celle qui se plie aux Marchés et au néolibéralisme… Ce sont deux droites différentes, bien que certains soient des deux à la fois aujourd’hui encore.

        Je crains que le PS ne soit justement l’un des composants de cette nouvelle droite, avec certains de ses membres les plus « éminents » (Ministère de l’Intérieur) carrément parties prenantes des deux.

        Bien sûr, il y aura un habillage social, subtilement décrié par les instances bruxelloises pour en montrer la « hardiesse ». Pour le reste, ce sera la même chose que les autres. Le terme Hollandréou lancé par certains n’est pas anodin.

      • lecridupeuple

        Ce qui me rassure, c’est que je ne suis pas le seul à constater que la ligne de mon parti n’est pas de qualifier le PS comme parti de droite !

  • babelouest

    Au cours de ces scrutins, et des campagnes qui les ont précédés, un utile travail a été fait. Il a apporté une vraie adhésion d’une partie de la population. Il faut donc continuer.

    Le bon moyen serait de lancer une souscription, pour monter une chaîne au moins de radio. Ou en racheter une, qui a déjà les autorisations nécessaires. De toute façon, c’est un travail de longue haleine, qui prendra des années. Alors, que vaut-il mieux : baisser déjà les bras en se disant « on n’y arrivera pas », ou tenter le coup avec plein de bénévoles ?

  • rocknrouge

    Ce n’est pas parce que 90% des électeurs pensent que le PS est de gauche que ça en fait un parti de gauche. J’ai déjà donné mon avis sur le PS, mais je n’ai rien contre un débat idéologique, et tout le monde voit que la problématique sous-jacente, c’est : « Qu’est-ce que la gauche ? »

    Donc je suis d’accord avec babelouest, ce n’est pas parce que le travail est colossal qu’on doit y renoncer. C’est par le travail d’éducation populaire que nous avons fait une percée à la présidentielle notamment. Le travail n’est pas terminé, mais il serait idiot de l’interrompre aujourd’hui, sinon on va tous payer un coup à Gérard Filoche et on prend notre carte au PS (au secours !).

    On a par ailleurs tous entendu ce discours de grand écart entre « Je souhaite que le PS réussisse » et « Je ne crois pas qu’il en soit capable. » Honnêtement, on sait tous que sans avoir pour but le dépassement du capitalisme, le parti soi-disant sérieux va se contenter de gérer le libéralisme économique, comme ça avait déjà été le cas avec le gouvernement Jospin. Et j’ai le pessimisme de penser que la situation des travailleurs va s’aggraver dans les années à venir. J’envisage deux issues possibles.

    1ère issue : on fait pendant 5 ans ce travail d’éducation populaire pour expliquer que le PS, ce n’est pas la gauche telle qu’on la conçoit, avec pour but la fin des inégalités de classes, et après l’échec du PS, pourquoi pas nous ?

    2ème issue : on se met à la remorque du PS, on mutualise leur échec et on ouvre un boulevard aux fascistes.

    Inutile de préciser que je préfère tenter le 1er cas.

    • babelouest

      Gérard Filoche ? Au cours de son premier procès contre Guinot, j’avais contribué (en faisant vraiment un effort) à financer sa défense, j’avais même fait le chemin de Paris pour le soutenir, lui et les autres inspecteurs du travail (c’est cela qui importait en fait). Je suis allé le saluer, il a été tout juste aimable. Amusant : la presse a parlé d’une cinquantaine de « supporters », j’ai pris le temps de les compter, ils étaient pas loin de 300. mais passons.

      L’inspection du travail a donc gagné. Le procès en appel (du fait de Guinot, et non du ministère public) verra son verdict publié dans une quinzaine. Quant à l’homme Filoche, il m’a déçu tant la présence de contributeurs l’intéressait moins que la conversation avec ses amis.

      Pour la petite histoire, de chez moi à Paris-la Cité il faut bien compter trois heures et demi, dont 2h1/4 de TGV.

  • Rouget Noir

    Partout dans le monde des peuples relèvent la tête, s’organisent de façon autonome, en dehors des partis, défient les autorités les plus sanguinaires, affrontent les polices les plus violentes, réclament haut et fort « la démocratie réelle MAINTENANT », rejettent toutes les oligarchies, toutes les organisations pyramidales, matrices de toutes les dérives.
    La défiance, de ces mouvements spontanés, à l’égard des partis et syndicats, montre à quel point, pour le simple citoyen, toutes les bureaucraties politiques et syndicales sont des traîtres potentiels, et les exemples qui corroborent cette méfiance à priori, sont légions.
    La faiblesse du taux de syndicalisation en France et le refus de l’engagement au sein des partis anticapitalistes, sont directement liés au rejet des bureaucraties, ce fameux 1% qui partout squatte à son profit les luttes, et à l’absence de fonctionnement vraiment démocratique de ces organisations sclérosées et égocentrées sur la conservation de leurs pouvoirs.
    Plus que les tentatives de convergences tactiques, plus que les accords programmatiques, la reconquête de la confiance est le sujet central de l’avenir de toute forme d’unité des gauches, et à ce titre, le fonctionnement ne peut qu’être irréprochable. Avant d’avancer tout slogan sur la prise de pouvoir, ou la VI°, il s’agit pour les organisations, de s’appliquer à elles même ce qu’elles suggèrent dans leur programme.
    Au sein même de ces organisations, la démocratie directe, la révocabilité des mandats et l’interdiction de leur cumul, le tirage au sort et la rotation des taches pour certaines fonctions, devraient être la règle, car le peuple est dans l’obligation du contrôle permanent des mandatés. Ces exigences inconditionnelles sont en ce qui me concerne, un préalable à mon retour au FDG, ou mon implication dans quelque forme d’organisation que ce soit.
    Les élections sont passées, il est temps pour les icônes de laisser la place au peuple.

  • Approfondir le Front de Gauche | Collectif La Garde Le Pradet

    […] Ne perdons pas cet acquis en voulant aller plus vite que la musique. La question des municipales va arriver bien vite. Il serait bon que nous soyons sur la même ligne politique à ce moment-là au risque de tout perdre pour de bon. Dans le fond, je vais vous le dire, que le Front de Gauche disparaisse, je m’en fiche. Ce dont je ne fiche pas c’est de l’existence d’un outil politique au service de la classe ouvrière, qui lui permette de gagner dans ce combat à la vie à la mort qu’est la lutte des classes. J’ai la faiblesse de considérer que le Front de Gauche peut être cette arme qui aidera le peuple à terrasser son adversaire de classe. By lecridupeuple […]

  • Fifi Brindacier

    Tout d’abord merci de lancer ce débat dans la blogosphère, et d’ailleurs les commentaires sont également intéressants.
    Bravo pour ce texte je mets juste un bémol sur ta phrase « un outil politique au service de la classe ouvrière » car je pense que c’est un outil pour tous, je suis moi-même de ce qu’on appelle la classe moyenne. Je pense d’ailleurs que même si les mécanismes de domination sont bel et bien présents et qu’il faut en faire prendre conscience aux gens, parler en permanence de lutte des classes fait fuir beaucoup. En même temps je sais bien qu’il faut appeler un chat un chat et que le discours sur les classes a disparu au PS en même temps que sa vraie gauche ! Mais nous sommes nombreux à ne pas forcément nous reconnaître dans certains discours et symboles d’idéologies passées. D’après ce que j’ai vu tout autour de moi, le Front de gauche a su faire venir à lui des personnes peu enclines à s’engager auprès de partis, qui sont d’ailleurs assez mal à l’aise avec les codes et le langage des partis, et le défi est de garder ces forces vives ! b.bourelly dans son commentaire a bien dit cela aussi. Il faut pouvoir tenir au courant et mobiliser toutes ces personnes pour les luttes à venir.
    Et je suis vraiment d’accord avec Partageux : « L’avenir du FdG, c’est l’organisation systématique de réunions tupperware » !

    • Un partageux

      Bon, ben, j’y reviens puisque tu insistes. ;o)

      Nath a lancé ici un excellent débat. Qui peut permettre de construire l’avenir. Cette idée des réunions chez l’habitant, c’est une vieille mais toujours efficace manière d’expliquer, de convaincre mais aussi d’écouter. Pour être en phase avec la réalité du terrain et pas avec une idéologie plus ou moins bien connectée…

      Nath a aussi lancé un sujet sur Bartolone. Qui est une dépense d’énergie inutile. Que ce gugusse soit ceci ou cela et que Nath l’écrive ne va rien changer à l’avenir, ni du PS, ni du FdG. Je l’écris amicalement parce que Nath est un brave garçon pour qui j’ai de l’estime. Chacun de nous a sa poupée vaudou à larder d’aiguilles : ça fait sûrement plaisir mais on doit être bien conscient que ça n’avance à rien.

      Rencontrer une dizaine de personnes dans un logement en rigolant et buvant une tite bière fraîche tout en expliquant où sont les moyens pour faire ceci ou cela, faire de « Nous, on peut » de Généreux le sujet de milliers de réunions, c’est semer bien plus de graines que dézinguer tous les Georges Frèche (qui méritent pourtant de l’être.) ;o)

%d blogueurs aiment cette page :