Soyez dans le coup, quittez le PG !

C’est le dernier gimmick à la mode. Après une séquence électorale complexe, qui se traduit par une augmentation du nombre de voix captées par le Front de Gauche mais aussi une baisse du nombre de ses députés, les rancœurs s’expriment. Les départs se font publics. A tout le moins, profitons de ce que les lumières des caméras sont encore – un peu – braquées sur nous pour donner quelque éclat à des postures individuelles. Donc, Jacques Rigaudiat (il m’a fallu du temps pour savoir qui c’était) quitte le Parti de Gauche. Dans sa foulée, mais sans grand lien, quelques camarades des Bouches-du-Rhône font de même. Il y en a d’autres. Qu’ils se dépêchent, bientôt les médias ne s’intéresseront plus à nous.

C’est assez courant dans la vie des organisations politiques que des militants brisent avec éclat avec leur parti. Nous, au Parti de Gauche, n’avons pas le monopole de ce genre de gestes. C’est encore plus fréquent après des résultats électoraux en apparence décevants. La difficulté à appréhender la réalité nouvelle, le refus « exprimé de longue date » d’une ligne complexe qui allie radicalité concrète d’un côté et vocation majoritaire de l’autre  – les deux jambes d’une marche en avant entamée il y a trois ans et demi seulement -, les ego mal dégrossis autorisent tous les éclats de voix. Tous les « je vous l’avais bien dit ». Notre candidat à la présidentielle et co-président du parti est assez en ligne de mire.

Certains de ces départs seraient justifiés par des « désaccords profonds » avec la ligne du parti. D’autres s’expliqueraient par « l’absence de démocratie ». La plupart demeurent le fait de cadres intermédiaires qui réclament d’être « co-fondateurs » du Parti de Gauche. Moi aussi j’en suis un. J’ai fait partie de ceux qui dès le 8 novembre ont décidé de se mettre en branle pour créer ce parti à durée de vie limitée puis étaient au meeting de l’Île-Saint-Denis. S’il faut exhiber les brevets, je vais étaler les miens. Mais revenons aux faits, ce sont des cadres intermédiaires du Parti qui s’en vont. Au moment que j’ai indiqué : juste après les élections. A croire que les résultats les ont déçus, à croire aussi qu’ils n’ont pas eu ce qu’ils attendaient.

Mais, m’objecterez-vous, certaines de leurs critiques peuvent être justifiées. Mais oui ! Sûrement ! En ce cas, pour les différends quant à la ligne aussi bien que sur le manque de démocratie, je ferais remarquer à mon tour deux trois bricoles. Primo : en tant que cadre du parti, chacun a son rôle à jouer dans le respect de la démocratie interne autant que dans sa mise en œuvre. C’est bien même la première de nos responsabilités que de ce faire. Si nous n’y parvenons pas, balayons devant notre porte. Il est bien facile de dire que les membres de la direction nationale phagocytent les débats, empêchent la libre expression des sensibilités, manœuvrent dans leur coin… C’est bien connu, l’enfer c’est les autres.

Je ne suis pas membre du Bureau national du PG mais j’en connais suffisamment de membres pour attester que les points de vue s’y opposent de manière parfois virulente. Les membres du BN, par ailleurs, ont charge, suite à notre vote, de faire vivre la ligne politique du Parti entre deux congrès. Ce ne sont pas, dans les départements où ils sont impliqués, des barons locaux. En Seine-Saint-Denis, la membre du bureau national qui siège au sein de notre coordination départementale se fait souvent chahuter, son mandat ne la protégeant de rien. Riva, puisque c’est elle dont il s’agit, nous fait profiter des débats et nous informe des propositions émises par l’exécutif politique du parti. Fort bien, nous les discutons tout le temps.

Reste la question de la ligne politique. Elle est et doit être questionnée en permanence mais aussi acceptée tant qu’elle n’est pas réécrite. Pourquoi doit-elle être questionnée ? Parce que c’est sain, parce que rien n’est intangible, parce que notre ligne n’est pas parole d’évangile. Bien sûr, 5 000 militants ayant participé à sa définition peuvent avoir tort. Donc, oui, discutons-la. Mais, respectons-la aussi parce qu’elle est notre règle de vie commune entre deux congrès. Et de congrès justement, il est question. Nous allons tenir le nôtre en mars 2013. Dès la rentrée donc, nous allons commencer à débattre, à travailler, à écrire notre feuille de route partagée pour les trois années à venir. Le tout en contribuant à faire grandir le Front de Gauche aux côtés de nos partenaires.

C’est donc étonnant que des camarades chargés de faire vivre la démocratie dans le Parti se plaignent qu’elle ne soit pas assez respectée et en tirent argument pour nous quitter… Il est assez drôle que des camarades qui questionnent avec raison la ligne du parti ne profitent pas de la période de congrès qui s’ouvre pour faire valoir leur voix légitime et s’en aillent avant. Je ne les accable pas, je constate. Bien sûr, comme toute organisation humaine, nous avons nos travers. Bien sûr, il y a chez nous des petits caciques avides de pouvoir dont il serait opportun de se débarrasser. Bien sûr, nous devons collectivement mieux faire.

Qu’on s’entende bien : chacun a ses motifs légitimes de mécontentement contre son parti. J’ai les miens, par exemple, que j’exprime dans les lieux adéquats et aux moments appropriés. Il y a des fois où je parviens à ce que mes désaccords n’en soient plus parce que le point de vue que je défends est pris en compte. Il y a souvent des fois où je me trouve battu ; le respect de la démocratie m’astreint à l’accepter. J’ai écho, dans des départements, que des petits chefs à plumes font et défont les règles à leur convenance : on saura les remettre à leur place. J’ai en tête que des camarades ont été malmenés sans vraie raison. C’est navrant. Cela dit, je ne céderai pas à la mode du moment et je ne quitterai pas le parti.

J’ai réussi à éviter mon propre gimmick : « Le Parti se renforce en s’épurant ».

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Bonus vidéo : New Order « Here To Stay (Felix Da Housecat remix) »

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À propos de Nathanaël Uhl

Journaliste politique, passionné de musiques, supporter de l'Olympique de Marseille et du Liverpool FC, grand amateur de littérature et notamment de polar. Mon blog est aussi un hommage au journal "Le Cri du peuple" créé par Jules Vallès pendant la Commune de Paris. Voir tous les articles par Nathanaël Uhl

61 responses to “Soyez dans le coup, quittez le PG !

  • Guy Queytan

    Bonjour cher « cri du peuple »

    Lorsque 70% d’un comité (ouest étang de Berre) décide de quitter le PG face à de la fraude et après avoir alerté la CRC, nous ne sommes pas sur un « effet de mode » , nous ne sommes pas non plus sur une critique de la ligne politique, nous ne sommes pas non plus face à un problème de démotivation, nous ne sommes pas en présence d’opportunistes aux dents longues, nous sommes simplement placés face à un problème de conscience. Comment en effet accepter que quelques intrigants préparent avec d’ honteuses complicités une main mise au profit de tel ou tel baron local ? Comment accepter les bourrages d’effectifs avec un « recrutement » de militants à la cotisation minimale à qui bien souvent la carte est offerte autour d’un café entre bobo ? Et oui cher camarade, ne nous voilons pas la face,nous en sommes là !
    Le débat démocratique éminemment respectable est effacé au profit de dès pipés.
    Tu cites les Bouches du Rhône mais je reçois des témoignages de nombreux coins de France où le mal est en train de se répandre (06,13,14,64,84,46,94) pour ne citer qu’eux.
    Si la perspective du congrès de 2013 est encourageante, faire l’autruche d’ici là serait suicidaire.
    La balle est dans le camp de nos instances nationales qui ont le devoir de mettre en œuvre des enquêtes sérieuses, poussées, afin de désamorcer cette gangrène qui ronge notre structure.
    Qui ne dit mot consent…

  • Doktor Cyrus

    J’ai toujours eu en tête que partir c’est renoncer. Mais partir en faisant du bruit, c’est saboter.

  • Ariane Walter

    e fais partie du PG ouest de l’étang de Berre (comité de St mitre). Guy Queytan est le co-secrétaire du PG St Mitre avec Stella Appedu. Je peux donc parler de ce qui s’y passe. Guy Queytan fait malheureusement partie de ces fous de pouvoir que la politique rend dingue. Au demeurant bons camarades, excellents militants jusqu’à ce que vous leur déplaisiez pour des raisons qui ne sont que des raisons de domination personnelle. Depuis 3 ans , Guy Queytan cumule je ne sais combien de responsabilités au sein du parti, qu’il considère donc comme « sa chose » et ne voilà-t-il pas qu’après avoir fait des pieds et des mains pour que S.A soit co-secrétaire avec lui, la prenant soudain en grippe pour je ne sais quelle raison il va lui interdire de s’exprimer, refuser d’assister aux réunions auxquelles elle est présente. Il va donc créer deux clans : ceux qui sont pour lui et ceux qui sont contre.
    Bonjour l’ambiance!
    J’ai assisté vendredi à une réunion du CRC du PG avec Magali Escot. réunion à laquelle il ne s’est pas présenté. Mais écrire des lettres sur internet et s’exprimer en public sont évidemment deux choses différentes. Lors de cette réunion, Magali Escot a expliqué pourquoi sa plainte pour fraude n’était pas recevable. Que le CRC ait rejeté sa plainte le rend fou. Il écrit à Mélenchon, à Odile Billard, si ces deux-là ne lui répondent pas ils seront des pourris, il écrira alors à Libération, à Poutine, au pape, à Dieu, il faut qu’il ait raison!
    Il a quitté le PG. Il a quitté ma section. Soulagement…
    Si tous ceux qui quittent le PG sont de cet acabit soyons heureux.
    car soyons clair, imaginons que je connaisse des gens que je veuille amener au PG, je n’aurais pas pu le faire ,lui étant toujours là, avec l’ambiance d’éternelle suspicion qu’il faisait régner.
    Précisons que je n’ai jamais été en conflit avec lui. Au contraire, il avait avec moi les meilleurs rapports du monde car il souhaitait que je signe la saisine contre Stella. ce que j’ai refusé. je ne viens pas au parti pour militer dans le cadre de l’Inquisition.
    Désolée, Guy, mais si tu veux faire de ton histoire une affaire publique, voire nationale,internationale et intergalactique il faudra tout de même que certains décrivent les deux côtés de cette affaire.
    Calme-toi. Tu n’auras pas raison.
    Passe à autre chose. Un autre parti?Pourquoi pas? Bonne chance pour toi et pour eux!

  • Guy Queytan

    Une simple précision sans aucune agressivité, Ariane Walter est adhérente depuis moins d’un mois…elle n’a donc jamais pu être le témoin direct de ce qu’elle ne peut que supposer mais qu’elle affirme haut et fort 🙂

    « J’ai toujours eu en tête que partir c’est renoncer. Mais partir en faisant du bruit, c’est saboter » C’est effectivement un point de vue auquel j’ai déjà répondu par : qui ne dit mot consent….notre histoire est pleine d’exemple de ce type !

    • lecridupeuple

      Guy, tu aurais pu régler ces soucis en interne, mais tu as fait le choix de partir. Donc, les instances nationales et tout ça… ça tombe un peu à l’eau.

      Après, Ariane peut être adhérente depuis un mois ou un siècle, sa parole vaut autant que la tienne ou la mienne. Pour avoir lu pas mal de ses écrits, j’ai un a priori d’honnêteté politique envers elle.

      ________________________________

      • Lucie

        Guy Queytan est pareil à ces gourous de sectes apocalyptiques qui forcent au suicide leur adhérents.
        Mais l’image s’arrête la car GQ ne va pas au fond de sa logique prétendue : démissionnaire il continue de se considérer comme faisant parti du PG, il se propose même de le remettre dans  » la droit chemin », c’est à dire le sien, bordé d’irrespect et de manipulations.

      • lecridupeuple

        Et bien Lucie, que voilà des mots durs… En même temps, leur violence me renvoie à la violence des mots employés par guy.

    • Doktor Cyrus

      Il y a quelque chose que je déteste encore plus que le sabotage, c’est le genre de crétins irresponsables qui se permettent de briser l’anonymat de quelqu’un sur internet par pure vengeance personnelle. Si Ariane choisit un pseudonyme, c’est son droit le plus élémentaire. Déballer comme cela son identité est vraiment indigne. Le PG doit vraiment être soulagé de ne plus vous avoir dans ses rangs.

      • John Mullen

        Mais non, sauf cas de force majeure, les militants qui veulent changer le monde doivent dire qui ils sont. Comment les gens ordinaires vont nous faire confiance si on ne dit me^me pas qui on est?! je parle du cas général – je ne sais pas qui c’est Ariane.

      • Doktor Cyrus

        Ah? Et qui te dis qu’elle n’a pas un boulot où son engagement politique peut poser problème? C’est proprement irresponsable. Qui es-tu pour décider à la place de quelqu’un d’autre de dévoiler son identité? C’est du despotisme. Le droit à l’anonymat n’est pourtant pas nouveau.
        Sincères Condoléances.

    • babelouest

      @ Guy Queytan
      Révéler un nom : décidément, çà, ce n’est pas bien. Chacun peut avoir des raisons bien personnelles de ne pas utiliser son patronyme officiel sur le Net. Le faire sans son consentement…cela peut être grave !

      Incidemment, j’aime beaucoup les analyses d’Ariane Walter. Raison de plus pour la respecter.

  • Tournier

    Merci Ariane pour ces indispensables éléments qui permettent  » à charge et à décharges » d’y voir plus clair.
    Quand la branche d’un arbre est « pourri » il ne faut pas hésiter à la couper pour sauver l’arbre… Ce n’était qu’une tempête dans un verre d’eau; le plus important était d’en prendre conscience et de le dénoncer.

  • Guy Queytan

    Relis-mon commentaire attentivement, ce n’est pas sa parole que je met en doute, ni la tienne d’ailleurs, je dis que connaissant le PG depuis 1 mois, Monique/Ariane ne peut pas évoquer dans le détail un historique de 3 ans et demi sans avoir été présente.

    Le brevet d’honnêteté politique ne s’acquiert pas en 1 mois me semble t-il, c’est au contraire, un très long parcours

    Pour ma part et pour en finir, je reviens à ta déclaration précédente je cite : « Je viens d’avoir des infos sur la situation spécifique que tu évoques. En effet, les instances adéquates trancheront »

    Sur ce dernier point, je suis d’accord 🙂

  • Républicaine

    Bof !! Si Guy trouve que c’est aussi pourri au PG, il vaut mieux qu’il parte en effet. Mais on sent dans ses courriers (FB en particulier) de la rancœur. Quand on trouve tant de défauts à un parti, un syndicat.. en général après avoir averti en interne, s’il n’y a pas de réponse, on démissionne et on va voir ailleurs si l’herbe y est plus verte. Cet étalage public et en particulier le fait de donner l’identité d’Ariane est profondément choquant et me donne une idée du détracteur… et du coup, si je n’étais pas déjà au PG, j’y entrerai !!

    • babelouest

      Eh bien voilà, Républicaine. Anar, électron libre depuis toujours, j’ai milité au PG sans y être adhérent au cours de ces passionnantes élections. Eh bien, je vais m’y inscrire je pense. Sans perdre ma lucidité et mes options qui, sur certains points (cruciaux selon mes vues, mais je peux me tromper) diffèrent radicalement de celles énoncées dans le fascicule « L’Humain d’abord ».

    • lorette

      eh bien j’y entre !!

  • Guy Liguili

    J’ai milité sur Internet durant la campagne des Présidentielles, j’ai un peu tracté durant les Législatives et pour le moment je n’ai pas constater de tares rédhibitoires à mon comité PG local.
    Toute organisation humaine est difficile car chacun de nous traine derrière lui son bagage personnel et parfois ce dernier est lourd.
    Je compte devenir adhérent dès que possible et faire ce que je peux pour que le PG progresse, mais je ne me fais pas d’illusions, tôt ou tard, comme dans tous les partis, il y aura des frictions, des départs… c’est la vie !

  • Moïse

    Loin de moi de vouloir faire l’apologie de la dissidence interne, et de la rupture avec notre parti, mais il n’est pas tolérable de recevoir des leçon de bon ou de mauvais militantisme. En cela je trouve que cet article du cri du peuple pique les yeux et donne à déféquer.

    On ne dira rien des tricheurs et autres opportunistes venus au PG « parce qu’il y avait de la lumière et de la chaleur », et y voyait l’opportunité d’une « carrière » politique. Mais de nombreux soucis sont à noter, et il serait plus que contre-productif de les taire.

    Ce parti, puis ce front électorale qui ont été créé depuis bientôt 4 ans devait servir de « parti creuset » de la gauche et de ses idées, il devait et doit permettre l’agglomération d’individus aux trajectoires et aux discours multiples vers des objectifs communs. Or une chose à laquelle on a pu assister depuis se création est que ce parti ne laisse que peut de place aux discours et aux initiatives venant de la base, avec une direction resserrée entre copains issus du même cercle. Issu de PRS et membres fondateurs du PG, ils avaient alors une légitimité quant à un tel fonctionnement. Mais le problème et que cela à créé un cloisonnement de cette direction avec le reste de son parti, et notamment avec les nouveaux adhérents issu de cette campagne. je ne voudrait en aucun cas dénoncer qui que ce soit en particulier, mais cela est-il normal qu’on puisse trouver au sein du BN des couples ce qui nous fait sentir bon la consanguinité politique?

    Autre sujet de questionnement: la ligne politique? Pour ou contre le front contre front? Quelle ligne politique? Quelles ambitions électorale.

    La campagne de 2012 à été un échec relatif, malgré un gain en voix, le FDG sort vaincu du cycle électoral de 2012. Moins de députés, les 2 échecs personnels de JLM à la Présidentielle et le Pas-de Calais donne une image de loosers au FdG, et il serait opportun de revenir et discuter de ces choix tactiques et stratégiques, non pas au sein d’un congrès avancé, mais au sein des cercles, des comités, des AG, afin d’être suffisamment préparés et de prendre assez de recul en vue de janvier. Or il est tout bonnement impossible d’être écouté en comité et en AG tant les postes ont été verrouillés et les discours et les consignes d’auto-congratulations bien avalés, tout content d’avoir fait partie de cette campagne électorale. Certes le but d’un parti n’est pas d’être une démocratie dans la démocratie, mais celui d’un outil efficace de conquête du pouvoir. Mais celui ne pourra être efficace que si sa direction est fondamentalement en accord avec sa base et laisse vivre le débat en son sein. Les gens qui nous ont rejoins ont de la lucidité et un avis bien personnel à eux, n’en faisons pas des moutons.

    Vous remarquerez que je n’ai pas abordé le fond de notre programme, qui a été pour moi d’une bêtise affligeante, et qui nous davantage permis de siphonner les voix du NPA que celles du PS ou du FN. Le PG avait vocation de représenter une orientation radical-réformiste et majoritaire de la gauche, une manière de faire plier le PS sur sa gauche depuis l’extérieur; tel un aiguillon. Nous sommes devenus l’aiguillon de Besancenot.

    J’ai foi en notre parti, mais ma crainte que celui-ci ne devienne au final qu’une immense blague politique en effraie d’autre que moi.

    • lecridupeuple

      Moïse, heureusement que le contenu de ton commentaire va plus loin que ton introduction 😉

      Je ne dis pas que tout est bien chez nous, je dis juste que, s’il y a débat, il y a des lieux pour ce faire et qu’il faut les utiliser plutôt que de renoncer et d’en faire grand tapage. J’ai écrit, il y a quelques temps, ma vision d’une assemblée générale de militants tendant à montrer que tous les sujets peuvent être abordés et qu’ils doivent l’être.
      Je suis surpris et triste s’il n’en est pas ainsi chez toi. Peut être que chacun doit regarder s’il fait ce qu’il faut pour mener un débat sain et serein.
      Quant aux couples consanguins du BN que tu évoques, je gage qu’il s’agit d’une nouvelle formule du tonneau « pique les yeux et donne à déféquer ».

  • Pierre Dupuis

    Adhérent au PG depuis moins de 6 mois, j’y ai fait mon « dépucelage » politique, car jamais encarté ailleurs. Bien plus que la personnalité du co-fondateur, c’est son programme, par ses idées et sa didactique qui m’ont incité à franchir le pas.

    Dans ma section aussi, il y a des « gueules », pas forcément grandes, mais des personnes qui ont des idées bien arrêtées sur certains sujets. On est pas toujours d’accord mais ce que j’apprécie c’est que même moi, le piou piou, quand je décide de donner mon avis et bien il y a quand même le respect des autres de m’écouter.

    Alors oui, ça me fait bien marrer de voir des personnes prétexter des soucis de démocratie dans nos instances locales, parce que je pense pas que ma section soit le monde des bisounours où tout va bien dans le meilleur des mondes.

    Ces personnes ont sans doute un souci au sein du parti, je ne le nie pas. Si elles ne se sentent plus à leur place, au revoir, merci d’être venu, vous n’oubliez pas d’éteindre la lumière en partant.

    «Exister, c’est coexister.» Gabriel Marcel. Dans un parti, c’est encore plus vrai. Peut être que pour certains, le désir d’exister est le plus fort…

    PS : J’adore tes bandes son !

  • jacques G.

    malgré les arguments des uns et des autres,le fdg n’a qu’a s’en prendre qu’apres lui,on donne pas les clefs du camion a un type qui n’a que des notions de conduite…Les français sont un peu dégoutés de la politique,n’allez pas les conforter dans cette idée,sinon nous n’aurons jamais de maire FdG…

  • Samir Ben Lakhal (@samirbnlkhl)

    Je me reconnais totalement dans ce qu’a dit Pierre Dupuis plus haut. J’ai la chance de militer dans un comité qui laisse une grande place aux discussions et aux remises en question, même à moi qui suis aussi un perdreau de l’année en politique, et je suis triste de voir qu’il en existe d’autres où les querelles d’ego prennent trop de place.

    Quant à la composition du BN, étant issue du vote du congrès, je pense que sa légitimité ne souffre aucune remise en question. Qu’en son sein se trouvent des camarades qui se connaissent entre eux et militent ensemble de longue date ne me choque pas, au contraire.

    Et +1 pour la bande son 😉

  • DEODATO

    Merci pour ton billet.Quand au cas évoqué ne connaissant ni les tenant et les aboutissant je ne peux juger,mais attention ,il faut rester vigilant.
    Par contre les problèmes de fond doivent être abordés.
    Au plaisir de te lire camarade.

  • Henri-Georges NATON (@natonhg)

    Ben dis donc moi qui regarde ça de haut ou du bas car électron libre depuis la fin de la Gauche plurielle… je constate que les problèmes que je reproche aux structures partidaires sont bien vigoustes au PG… Je suis d’accord avec Lecridupeuple il faut du débat encore du débat et toujours du débat. En attendant je constate que les égos doivent être dégonflés sérieusement par une bonne cure d’éducation populaire à tous les étages et tous les niveaux… Je constate surtout dans certains commentaires une suintante impatience de ceux qui ont trop cru les lendemains qui chantent arriver… Dire que nos campagne 2012 sont des échecs est pour moi une sacré faute politique et les gens qui mettent cela en avant aurait le droit à un bon procès stalinien (attention 2eme °)… Regardez ce qui est important dans l’affaire c’est le doute vis à vis de notre système en bout de course qui s’installe dans une grande partie de la population. Elle est là la force du Front de Gauche… Les secouements d’appareil ne peuvent être que contre productif et masquer le plus importants, les mots et les idées portés par notre grande action d’éducation populaire… Alors les bouffis de pouvoir, les égos froissés, si vous pouviez éviter par vos flatulences de masquer nos paroles éducatives on vous en remerciera grandement…

  • jacques G.

    De toute façon,le FdG est une organisation,pas un parti si j’ai tout compris et comme dans toute organisation,il y a toujours des gens qui sont pas a leur place ou qui voudrait prendre toute la place…Mais si je dois revoter FdG un jour,ce qui n’ai pas encore gagné,je souhaiterais savoir si nous sommes dans la majorité ou l’opposition,personne n’arrive à me répondre clairement,et quand on me pose la question et bien je sais pas quoi répondre…a force d’avoir le C.. entre deux chaises,on finit par s’assoir par terre…

    • babelouest

      Cela me paraît pourtant clair. Le clivage se fait entre néolibéraux, et socialistes dans l’acception réelle du terme. Tout naturellement le FdG est dans l’opposition, alors que paradoxalement l’UMP ne l’est pas. Sauf sur quelques points de détail. Je ne vois même pas où l’on serait le c.. entre deux chaises, l’avenir est clair, mais semé d’embûches.

      • jacques G.

        Ah oui,certes, c’est ta vision,alors pourquoi on tergiverse,pourquoi on se pose la question; confiance,abstention,oui ou non a l’assemblée nationale,pourquoi on est si gentil avec les socialistes,pourquoi ménagez des gens qui nous saignent à blanc,ça sent pas l’opposition tout ça,ça pue la cuisine politique a plein nez..je suis d’accord avec toi a 200 pour cent,mais ce que je vois m’inquiete…

      • Guy Liguili

        Il est vrai que l’on a intérêt à être bougrement offensif à l’Assemblée car le FN n’attend que notre faiblesse pour tirer les marrons du feu.

      • Vero Mavros

        D’un autre côté et contrairement au PS qui s’est abstenu pour le MES alors qu’il était dans l’opposition et que le vote contre était la seule opposition, on ne peut pas se placer dans l’opposition avec nos plus farouches ennemis UMP/FN, d’où l’abstention, il me semble … C’est là qu’est l’os 😀

      • babelouest

        D’accord bien sûr, Vero Mavros. S’abstenir est la seule position viable concernant la question de confiance.

        En même temps, puisque s’ils étaient au pouvoir les zuhempistes auraient grosso modo la même politique, voter contre serait de leur part complètement incohérent. Je ne parle pas du parti de Saint Cloud, qui à part sa fixation sur les flux migratoires n’a aucune politique originale.

  • Lydie

    Dans mon coin, j’ignore si les petits chefs à plumes verront leur hégémonie s’effriter. Sans aide extérieur nous n’y arriverons pas. Dans le même temps, je découvre qu’il y a plus grave ailleurs. En attendant c’est très dur, car leurs méthodes relèvent d’une véritable guerre psychologique de laquelle peu d’entre les plus déterminés ressortent indemne.

    Il règne une telle violence en AG, que nous sommes plusieurs membres à nous en exclure nous-mêmes. Nous n’avons pas renoncé, mais nous n’avons plus aucune latitude, ne serait-ce que pour débattre. Il est par exemple des propos qui sont tabous, formellement interdits d’évoquer, comme d’affirmer que le PS n’est pas un parti de gauche.

    Avant cette campagne, je ne m’étais jamais engagée politiquement, le FdG, et le PG en particulier, sont une rencontre intellectuelle formidablement stimulante. Grâce à cela, mon intelligence peut désormais servir à quelque chose. Le talent de Mélenchon y est pour beaucoup, mais les gens rencontrés aux meetings, parmi les bénévoles, à l’Usine et au dernier Conseil National sont le seul motif qui me permet encore de résister à la déception que je vis localement.

  • Romain JAMMES

    « Ca existe des qui s’regardent l’âme, ses flammes, ses larmes sans s’juger
    Alors ceux qui parlent de ceux qui s’enferment et qui s’enferment aussi ben qu’y s’la ferment
    Ou qui s’apprennent à passer par dessus ou à poser leur cul »

    La Rue Ketanou

  • jacques G.

    deux pélerins qui partent et les commentaires explosent…c’est pas beau ça,on sent une chose,cette organisation est vivante,en place,ça discute et ça la ramene,c’est ça la démocratie;tout le monde peut parler et se doit d’etre écouté…pas de modération,içi on peut lancer des caillous virtuels et juste lire,ça change, ça bouge,merci pour ce blog…et si tu pars en vacances,ramasse des galets pour la rentrée….

    • lecridupeuple

      Jacques, j’essaie de ne pas trop imposer ma vision des choses. J’expose mes convictions avec mes billets, j’adore la manire dont chacun s’empare des dbats, pose ses ides… Je tche de ne rpondre que lorsque je suis directement interpell ou cit. Aprs, j’aime bien l’ide que ce petit lieu soit une sorte de caf citoyen virtuel.

      Je vais me servir une eau du robinet, quelqu’un veut une bire ? C’est ma tourne.

      ________________________________

  • SALVAT Philippe

    Bonjour,

    Je suis adhérent PG depuis le début et toujours l’intention d’y rester. Ce n’est pas la première fois que je lis ou que je suis pris à témoin de divergences similaires souvent basée sur l’absence de démocratie interne. Cette absence comme d’autres intervenants n’est pas une réalité dans mon comité. J’y trouve bien sur comme beaucoup des positions affirmées mais personne ne soulève mon bras pour voter, donc je choisis de partager ou de ne pas partager. Maintenant si l’un d’entre nous vit mal de ne pas voir son raisonnement suivi des autres, qu’y puis je ? Je suggère simplement de l’accepter car demain sera un autre jour…? Je m’inscris dans une démarche à gauche et non au centre gauche, si tant est que l’on puisse considérer qu’un centre puisse être de gauche, pour promouvoir la solidarité et la fraternité. Je suis venu au PG avec des échantillons de chaque et je les sers déjà à mes camarades avant de pouvoir en faire demain une large distribution à tous. Comment serions-nous crédibles demain sur ces thèmes si nous donnons la perception d’avoir autant de difficultés à nous accepter nous mêmes dans nos différences ? Merci à tous de rester au PG, au FDG, nous avons besoin de tout le monde pour réussir, enfin je le crois…? A bientôt dans nos combats qui sont loin d’être finis et qui doivent focaliser nos énergies.

  • jacques G.

    mais je suis d’accord, c’est un lieu d’expression intérréssant,mais je constate que les sujets sont maléables,tu parles de montreuil et tu fais 3 commentaires,tu parles du PG et tu en fais 40, c’est juste de constater que nous sommes conçernés par ce qui se passe;malgré nos différences et notre vision du changement,moi je sais qu’il faudra de la violence pour que le peuple récupére le pouvoir, je ne suis pas anarchiste,juste que ces E……. ne lacheront rien, tout comme nous.Donc il va falloir un combat, un vrai..pas des phrases,des actes…Ca me fait pas envie, c’est juste néccéssaire..pour la suite…Apres des années de monarchie il faut une révolution..c’est pas moi qui parle, c’est l’histoire…

  • jacques G.

    ben non c’est pas grave, c’est meme plutot bien…en plus c’est toi qui choisit les sujets non? comme on dit c’est celui qui paie l’orchestre qui choisit la musique….

  • jacques G.

    ayrault ayrault et ran petit pataplon…..avec sa tronche a bouffer des hosties,il va pas nous faire un miracle celui là

  • rocknrouge

    Je crois que c’était dans ton billet sur le désistement républicain que tu affirmais que le PG (ou le FdG, j’ai un doute) n’était pas une auberge espagnole. En fait je ne suis pas tout à fait d’accord.

    J’attends la même chose du PG que d’un système démocratique en général (même si je n’attends plus grand chose de la démocratie parlementaire depuis belle lurette) : être un moyen, certainement pas une fin.

    Je lisais un commentaire plus haut regrettant que le PG se soit éloigné de sa ligne radicale-réformiste pour devenir l’aiguillon de Besancenot – Je rassure l’intéressé avant les propos qui vont suivre : je ne suis membre ni du PG, ni d’aucune formation du FdG. – J’ai envie de répondre quel dommage ! Je n’ai rien contre les « réformistes » à partir du moment ou réformer signifie « détruire le capitalisme », mon adhésion au Front de Gauche dans son ensemble est contingente à ce principe, mais si je suis (et ce sont des sources assez sûre qui le disent) PG-compatibles, ça ne me fait renoncer en rien à mes convictions communistes révolutionnaires, et ma potentielle adhésion au PG n’aurait pour but que de faire vivre ce courant au sein du Front de Gauche.

    Alors après, n’étant pas adhérant PG, n’ayant jamais adhéré nulle part d’ailleurs, je ne suis pas le plus apte à juger de la qualité du débat démocratique au sein du PG, mais ma proximité avec des membres de celui-ci me fait penser qu’on peut y être écouté sans difficulté ! Et pourtant, qui me connaît connaît mon gimmick #PS=Droite. (Tu as vu, Nath’, comment l’air de rien je rebondis sur ta note à propos de Kâ ?)

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