Ayrault version Kâ : « Ayez confiance ! »

« Ayez confiance ! », « faites-moi confiance ! », « votez la confiance »… Tel le serpent du Livre de la jungle de Rudyard Kipling, le nouveau premier ministre nous invite à lui voter une sorte de chèque en blanc ce mardi 3 juillet à l’Assemblée nationale. L’exercice est convenu, qui permet de mesurer les forces en présence. Le parti dit « sérieux » en attend que la majorité soit au garde à vous. Par « majorité », il entend, bien évidemment, l’ensemble de la gauche. Y compris notre groupe de députés Front de Gauche. J’ai déjà expliqué la manœuvre, qui expliquait les appels du pied pressants au Parti communiste pour qu’il rejoigne le gouvernement : il s’agit bien de faire porter la responsabilité de ce qu’il ne faut surtout pas appeler la « rigueur » à l’ensemble des forces progressistes. Exit donc la possible alternative à gauche.

Jean-Marc Ayrault parle aux Français

Pour ce faire, le nouveau locataire du perchoir, le très démocrate Claude Bartolone, n’hésite pas à faire usage de la menace voilée. Estimant que ne pas voter la confiance « c’est toujours grave », il a appelé à « discuter », « car quand un pays est dans la situation qui est celle de la France actuellement, plus nous serons rassemblés et mieux ce serait ». A bon entendeur… Au demeurant, nous avons déjà mesuré dans notre chair ce que signifie « discuter » dans la bouche du capo séquano-dyonisien. On notera qu’il n’est jamais question de politique, d’orientation structurante à l’action gouvernementale mais bien de rapports de pouvoir chez Bartolone.

A croire que le parti dit « sérieux » ne ferait plus de politique ou, à tout le moins, aurait renoncé à ses grandes envolées de campagne sur la « croissance ». L’ardoise du Canada dry de politique austéritaire que nous présentera Ayrault cet après-midi s’élève à 10 milliards d’euros cette année. L’an prochain, ce serait 33 (« dites 33 », clame le docteur) si l’on en croit le membre du parti dit « sérieux » Didier Migaud, président de la Cour des comptes. Notons en passant que le PS ne fera pas de clientélisme électoral : les fonctionnaires ne bénéficieront pas d’une revalorisation du point d’indice (la base de leur traitement), point gelé depuis 3 ans. Mais ne dites pas que le hollandisme est une version rose pâle du sarkozisme, ce serait mal.
Les différences sont grandes ! Enormes même !

En matière de rigueur, sans prononcer le mot, Hollande fait ce que Sarkozy a promis. Après les paroles, les actes. Si cela ne constitue pas une différence de taille, vous êtes mesquins. Ce serait donc à cette démarche qu’il faudrait faire confiance absolument. Le président Didier Migaud précise que cette cure de non-rigueur a pour objectif de « rétablir la crédibilité de la France vis à vis des partenaires européens comme de ses créanciers ». En clair : il appartient aux Français de raquer pour les erreurs de stratégie politique de Sarkozy et Fillon. Sauf qu’il ne s’agit pas d’erreur mais d’une vraie orientation partagée entre le parti dit « sérieux » et l’UMP : hors du capitalisme, il n’y a pas d’avenir ; sans aller plus loin dans l’Europe des marchés financiers et des banques, on ne s’en sortira pas. Y a-t-il une démonstration à l’appui ? Que nenni. Nous sommes dans les mathématiques, cette doxia est un axiome qu’il convient d’accepter. Et puis c’est tout.

Nous autres, du Front de Gauche, avons passé plus d’un an (je ne parle que de la campagne électorale) à démonter cette argumentation. Nous avons démontré, a contrario, que d’autres pistes devaient être explorées. Parmi lesquelles, la relance de la consommation par la hausse conséquente du pouvoir d’achat ; la création d’emplois qui en découle mais que nous pourrions encore accélérer notamment en répondant aux besoins non satisfaits pour des millions d’habitants de ce pays ; en finir avec le diktat de la dette qui n’est qu’une absurdité même dans l’économie capitaliste et dont les Argentins nous ont prouvé que s’asseoir dessus constituait plutôt un mieux pour la plus grande part de la population…

Après avoir dit cela, l’avoir seriné sur tous les tons, il faudrait qu’on oublie notre corps de doctrine pour complaire au sieur Bartolone. Il conviendrait que nous autres nous renions pour qu’Ayrault passe pour le héros de la révolution sociale-libérale. Je cède la parole à Marie-George Buffet, députée de mon département :

« Cet après-midi, je vais m’abstenir lors du vote de confiance. Je fais le faire pour être utile au changement en soutenant d’autres propositions économiques et sociales. La politique d’austérité adoptée dans le nouveau traité européen et mise en œuvre dans les propositions budgétaires vont accentuer le marasme économique, faute d’investissements, ralentir la consommation faute de pouvoir d’achat. »

Voilà, Claude, ta confiance, tu te la mets là où je pense. A toutes fins utiles, ce vote nous situe clairement ! Si nous ne siégeons pas dans l’opposition aux côtés des députés UMPFN que nous avons combattus de toute notre énergie, nous ne sommes pas dans la majorité. Et pour revenir au Kâ Ayrault, j’ai une sainte horreur des serpents.

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Bonus vidéo : The Streets « Going Through Hell (Diplo Remix) »

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À propos de Nathanaël Uhl

Journaliste politique, passionné de musiques, supporter de l'Olympique de Marseille et du Liverpool FC, grand amateur de littérature et notamment de polar. Mon blog est aussi un hommage au journal "Le Cri du peuple" créé par Jules Vallès pendant la Commune de Paris. Voir tous les articles par Nathanaël Uhl

21 responses to “Ayrault version Kâ : « Ayez confiance ! »

  • andrelbn

    J’ai voté Mélenchon PARCE QUE son programme ETAIT profondément différent de celui de Hollande, je suis électeur, sympathisant et soutien du FdG PARCE QUE la politique qu’il propose convient à ce que j’ai toujours cru et voulu.
    On peut (on doit!) reprocher pas mal de choses au PS et à Hollande, mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas appliquer le programme de Mélenchon (on n’aurait pas eu besoin dans ce cas-là, ni deux lignes, ni deux candidats), voire feindre de s’étonner qu’il ne le fasse pas. Les soc’dem’ sont ce qu’ils sont, le peu que j’en attends, c’est qu’ils mettent au moins en oeuvre les quelques propositions intéressantes au plan sociétal et fiscal qu’il y avait dans LEUR programme (en finir avec le cumul des mandat serait aussi la moindre des choses) Pour les reste, vigilance, ni participation, ni soutien, examen de chaque initiative au coup par coup, lucidement, le souci étant toujours celui de la clarté et de la cohérence…

    • lecridupeuple

      C’est assez ce que je dis André, n’est-ce pas ? Nous ne sommes pas dans l’opposition mais pas non plus dans la majorité pour soutenir l’austérité.
      Et réaffirmer nos différences, leurs raisons d’être, c’est faire oeuvre d’éducation.

  • jacques G.

    Mais bonhomme tu vis bien toi, mais pour nous ça suffit pas,on vient de manger 5 ans de sarko et on est pas pret a refaire la meme..on pourra pas, tu vis sur mars ou quoi? Moi j’en suis a me demander si il faut pas tirer dans le tas?

  • jacques G.

    bien sur que non…juste à andrélbm…je me serais jamais permis…ça me t… le C.. de voir qu’il ya des gonzes qui donnent encore du grain a moudre aux socialistes, mais crotte(suis poli), vous voyez pas que ces spadassins de la finance ne revent que d’une chose c’est un nouveau toit sur leur villa(maintenant on dit plus pavillon) ou une nouvelle piscine plus grande…Moi qui revait ( et oui personne est a l’abri..) d’une eva joly à la justice…voilà, c’est dit au moins eva que j’aime tant aura aidé les islandais a faire le menage chez eux,elle a bossé 6 mois la bas…moi je l’aime cette femme elle est integre…de la justice, des mains propres…alors bartolome, fils d’ouvrier que tu es, pourquoi as tu renié les tiens?

    • lecridupeuple

      Tu sais Jacques, là où je suis d’accord avec André, je l’ai déjà écrit, c’est que le PS n’est pas mon ennemi comme peut l’être la droite ou les fafs.
      Moi, je veux juste leur passer devant et les faire disparaître 🙂

  • jacques G.

    Le CdP; moi oui c’est mon ennemi, autant que l’UMP,ils sont plus humains, certes, mais ne changeront rien…Ils sont plus généreux,mais tout ça fabrique pas plus d’heureux,c’est de la misere déguisée mon ami, un tapis d’élus qui ne donnera rien; alors laissons leur le temps de s’installer…écoute on verra en septembre…je ne crois pas plus en eux qu’aux précédents,je crois au plombier chauffagiste élu député;je crois en la nounou qui a élévé dix gosses élu au conseil municipal,je crois à la répresentation du peuple dans les instances du peuple…le reste je le combats

  • RadTransf

    Alors au final, le PS de droite ou de droite ? 😛

    Sinon pour en revenir a la stratégie du NiNi des communiste, que tu as l’air d’accepter dans un précédent commentaire, c’est a mon humble avis la pire des solutions, avec aucun des avantages de faire le larbin du PS comme EELV, et aucun des avantages d’être 100% indépendants et critique, mais avec tout leur inconvénients.

    • lecridupeuple

      Tu sais RadTransf, c’est aussi la ligne du PG. Ce n’est pas la plus simple expliquer, ce qui en constitue la seule faiblesse. Mais moi je ne veux pas me faire assimiler la droite UMPFN. Et ne pas se situer dans la majorit, c’est le moyen unique de ne pas se faire vassaliser par le PS. L’avenir seul nous dira si c’est le bon choix camarade.

      ________________________________

      • RadTransf

        J’ignorais. Mais je n’ai vu personne au PG se répandre dans les médias a quel points ils sont en fait dans la majorité et ne vont pas taper sur le PS. Comme Pierre Laurent par exemple.

        Je suis un supporter de l’opposition de gauche. Il n’y a aucun risque à se voir confondre avec le fnump. Et aucun risque de se voir vassaliser par le PS. Et c’est la seule possibilité de construire quelque chose.

        Ce que je vois avec la position actuelle, c’est que le FdG est associé au PS, mais qu’en même temps il ne reçoit aucune des prébendes qui vont avec, et qu’à la moindre tentative d’indépendance, on va avoir droit au couplet de l’ingratitude et de l’extrémisme.

        Avec une attitude d’opposition de gauche, on se démarque, on donne de la place pour une alternative de se créer, on a toujours pas de prébende et on se fait toujours traiter d’extrémiste mais plus d’ingrat. Bref tout bénef.

      • lecridupeuple

        chut… Pierre Laurent n’est pas au PG, malheureux.

  • jacques G.

    ben il faut mieux connaitre le fond que la surface….héhéhé

  • jargenty

    Salut,
    Je suis assez d’accord avec Jacques, les SocDem, ils me filent des boutons, raz le bol de se faire enfler ! Mais je ne vois pas vraiment une autre stratégie que celle qui a été mis en oeuvre face au vote de confiance.
    Je pense qu’à l’avenir nous devrons nous démarquer de façon plus radicale si nous voulons éviter que la droitisation de la politique ne dégoute pas encore plus les français de se mêler de leurs affaires.

    • babelouest

      S’abstenir au vote de confiance préliminaire, c’était la bonne solution. Cela n’empêchera pas les députés du FdG d’être vigilants, et selon les sujets débattus ultérieurement, de voter pour, de voter contre, ou de s’abstenir.

      L’un d’eux devrait tenter de lancer une proposition de loi sur l’audit de la Dette. Un test primordial sur ce qu’ont dans leurs tripes les majoritaires.

  • Rouget Noir

    Bon, il semble que l’on est nombreux à ne pas se satisfaire du NI NI, et l’argument de l’assimilation à la droite me semble bien léger. Qu’ en aurait il été du TCE par exemple si pour se distinguer des souverainistes et fachos de tous poils, la consigne avait été l’abstention? Le débat n’est pas de savoir si le PS est de droite ou de gauche, ça n’a aucun sens et on s’en fout, seuls ses actes et sa politique compte, et là y’a pas photo.

  • penseelibre

    après que vous m’ayez traité de sarkoziste parce que parait-il je dis pareille sur les fonctionnaires…
    dois-je vous traiter de même puisque vous parlez d’austérité comme eux ?

    … autrement dit les mots doux entre nous est inconvenant.

    pour mémoire il y a 8 millions de sous le seuil de pauvreté en France, sont-ils votre priorité ?

  • lejournaldepersonne

    Les héros sont fatigués !
    L’artiste : On dirait que tu t’emmêles les pinceaux?
    L’artisan : Aucun risque… de pinceau, je n’en ai qu’un… et j’y tiens
    L’artiste : Accroche-toi à ton pinceau dans ce cas… j’enlève l’échelle
    L’artisan : tu es complètement marteau… pourquoi tu enlèverais l’échelle?
    L’artiste : Pour décrocher la lune, t’as pas besoin de te raccrocher à la muraille de Chine
    L’artisan : de quoi tu parles ? Tu peux décrypter s’il te plaît ?
    L’artiste : tu es un artiste, non ? Pour que tu brilles, je ne crois pas que tu aies besoin de béquilles
    L’artisan : tu es drôle, si tu enlèves l’échelle, j’ai toutes les chances de partir en vrille
    L’artiste : tu n’as pas besoin d’échelle… accroche-toi à ton pinceau
    L’artisan : je ne suis pas artiste peintre… mais tout au plus un peintre en bâtiment. Ce qu’on appelle : un artisan … un artisan qui peint … un artisan peintre.
    L’artiste : et qu’est-ce que tu peins ?
    L’artisan : je peins les choses comme elles sont
    L’artiste : tu n’es pas un artiste alors… je ne te dis pas ma déception.
    L’artisan : qu’est-ce que tu as contre les artisans ?
    L’artiste : ça arrange bien les choses, je le sais… mais ça ne les change pas.
    L’artisan : quoi que tu dises, quoi que tu fasses, un mur reste un mur
    L’artiste : on peut toujours le détruire
    L’artisan : pour quoi faire… pour le reconstruire le jour d’après?
    L’artiste : non pour inciter les autres à ne plus en construire
    L’artisan : 4 murs et un toit… nous en avons tous besoin
    L’artiste : oui… je ne dis pas non… une maison… une prison… une raison
    L’artisan : tu m’as l’air un peu dérangé… est-ce que je me trompe ?
    L’artiste : je viens de bruler l’école d’où je suis issue
    L’artisan : quelle école ?
    L’artiste : l’école des arts et métiers
    L’artisan : tu es complètement givré… tu vas te retrouver entre quatre murs
    L’artiste : je voulais séparer les arts et les sots métiers.
    L’artisan : il n’y a pas de sot métier
    L’artiste : c’est ce qu’on dit quand on est sot!
    L’artisan : selon toi, il n’y a que de sots métiers
    L’artiste : ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit
    L’artisan : tu as dit quoi?
    L’artiste : qu’il n’y a que des sots pour exercer un métier
    L’artisan : comment faire sinon pour vivre
    L’artiste : on s’accroche au pinceau et on enlève l’échelle!
    L’artisan : quelle belle chute
    L’artiste : autrement, tu n’apprendras jamais
    L’artisan : apprendre quoi?
    L’artiste : que tu ne perds rien pour apprendre
    L’artisan : je ne comprends même pas ce que tu dis
    L’artiste : dans ce cas, il faut apprendre à peindre les choses telles qu’elles doivent être.
    L’artisan : et elles doivent être comment ?
    L’artiste : comme tu les as rêvées
    L’artisan : je n’ai pas le temps de rêver… je ne veux pas crever.
    L’artiste : tout est là… tu ne vis pas… tu crèves déjà.
    L’artisan : dans ce cas, je ne suis pas seul, nous sommes plusieurs dans ce cas
    L’artiste : j’enlève l’échelle … accroche-toi au pinceau
    L’artisan : merde, tu t’appelles comment… Jean-Marc Ayrault ?
    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/07/les-heros-sont-fatigues/

  • lejournaldepersonne

    Les héros sont fatigués!
    L’artiste : On dirait que tu t’emmêles les pinceaux?
    L’artisan : Aucun risque… de pinceau, je n’en ai qu’un… et j’y tiens
    L’artiste : Accroche-toi à ton pinceau dans ce cas… j’enlève l’échelle
    L’artisan : tu es complètement marteau… pourquoi tu enlèverais l’échelle?
    L’artiste : Pour décrocher la lune, t’as pas besoin de te raccrocher à la muraille de Chine
    L’artisan : de quoi tu parles ? Tu peux décrypter s’il te plaît ?
    L’artiste : tu es un artiste, non ? Pour que tu brilles, je ne crois pas que tu aies besoin de béquilles
    L’artisan : tu es drôle, si tu enlèves l’échelle, j’ai toutes les chances de partir en vrille
    L’artiste : tu n’as pas besoin d’échelle… accroche-toi à ton pinceau
    L’artisan : je ne suis pas artiste peintre… mais tout au plus un peintre en bâtiment. Ce qu’on appelle : un artisan … un artisan qui peint … un artisan peintre.
    L’artiste : et qu’est-ce que tu peins ?
    L’artisan : je peins les choses comme elles sont
    L’artiste : tu n’es pas un artiste alors… je ne te dis pas ma déception.
    L’artisan : qu’est-ce que tu as contre les artisans ?
    L’artiste : ça arrange bien les choses, je le sais… mais ça ne les change pas.
    L’artisan : quoi que tu dises, quoi que tu fasses, un mur reste un mur
    L’artiste : on peut toujours le détruire
    L’artisan : pour quoi faire… pour le reconstruire le jour d’après?
    L’artiste : non pour inciter les autres à ne plus en construire
    L’artisan : 4 murs et un toit… nous en avons tous besoin
    L’artiste : oui… je ne dis pas non… une maison… une prison… une raison
    L’artisan : tu m’as l’air un peu dérangé… est-ce que je me trompe ?
    L’artiste : je viens de bruler l’école d’où je suis issue
    L’artisan : quelle école ?
    L’artiste : l’école des arts et métiers
    L’artisan : tu es complètement givré… tu vas te retrouver entre quatre murs
    L’artiste : je voulais séparer les arts et les sots métiers.
    L’artisan : il n’y a pas de sot métier
    L’artiste : c’est ce qu’on dit quand on est sot!
    L’artisan : selon toi, il n’y a que de sots métiers
    L’artiste : ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit
    L’artisan : tu as dit quoi?
    L’artiste : qu’il n’y a que des sots pour exercer un métier
    L’artisan : comment faire sinon pour vivre
    L’artiste : on s’accroche au pinceau et on enlève l’échelle!
    L’artisan : quelle belle chute
    L’artiste : autrement, tu n’apprendras jamais
    L’artisan : apprendre quoi?
    L’artiste : que tu ne perds rien pour apprendre
    L’artisan : je ne comprends même pas ce que tu dis
    L’artiste : dans ce cas, il faut apprendre à peindre les choses telles qu’elles doivent être.
    L’artisan : et elles doivent être comment ?
    L’artiste : comme tu les as rêvées
    L’artisan : je n’ai pas le temps de rêver… je ne veux pas crever.
    L’artiste : tout est là… tu ne vis pas… tu crèves déjà.
    L’artisan : dans ce cas, je ne suis pas seul, nous sommes plusieurs dans ce cas
    L’artiste : j’enlève l’échelle … accroche-toi au pinceau
    L’artisan : merde, tu t’appelles comment… Jean-Marc Ayrault ?
    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/07/les-heros-sont-fatigues/

  • brunoarf

    Le Conseil des experts économiques allemands regroupe les cinq économistes les plus respectés d’Allemagne : Wolfgang Franz, Lars P. Feld, Peter Bofinger, Claudia-Maria Buch, Christoph M. Schmidt.

    Sa mission est de publier des rapports pour conseiller le gouvernement allemand.

    Vendredi 6 juillet 2012, le Conseil des experts économiques allemands publie son rapport sur la zone euro.

    C’est une bombe.

    « L’union monétaire européenne est confrontée à une crise systémique, qui menace la survie de la monnaie unique comme la stabilité économique de l’Allemagne. »

    « Die europäische Währungsunion befindet sich in einer systemischen Krise, die den Fortbestand der gemeinsamen Währung und die ökonomische Stabilität Deutschlands gleichermaßen gefährdet. »

    http://www.sachverstaendigenrat-wirtschaft.de/fileadmin/dateiablage/download/pressemitteilungen/pressemitteilung_07_2012.pdf

    Eux-aussi, ils parlent de la « crise systémique » en zone euro.

    Pour éviter cette « crise systémique », je propose de réunir ce week-end un sommet européen de la dernière chance.

    Après tout, le dernier « sommet européen de la dernière chance » a eu lieu il y a une semaine.

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