Ma fête de l’Huma, notre fête de l’Humain

Dur de résumer trois jours de fête de l’Huma en quelques mots. Pourtant, cette fête-ci, particulièrement, doit être racontée. Pour celles et ceux qui n’étaient pas là, pour le message qu’elle porte. Parce qu’elle nous donne rendez-vous dans moins de deux semaines, désormais, à Paris pour la manifestation nationale exigeant un référendum sur le TSCG. Ce fichu traité a bien été au cœur de tous les débats, formels comme informels. L’ami Syd d’A Gauche pour de vrai en a réalisé un résumé en vidéo que je vous conseille de regarder. Et pas seulement parce qu’il m’a interviewé aux côtés d’autres.

Photo par José Angel

Donc, commençons par là : il y avait Syd et plein d’amis. La Fête de l’Huma c’est d’abord ce moment de convivialité, celui au cours duquel tu fraternises avec tout un chacun. Mais aussi où tu retrouves tes potes perdus de vue – ou pas. C’est sûr qu’à coup de perrier et de boisson capitaliste brune à bulles, j’attire moins la convivialité que mes amis à la moustache moussue blanche. Heureusement, un bon nombre ne me laissera pas tomber voire viendra me chercher quand j’aurai accompli mes tâches militante

Ah… Ben ouais les gars. Quand on est militant, on milite à la Fête de l’Huma. Même mi hermano n’a pas pu résister malgré ses bonnes décisions. Donc, pour moi ce sera service d’ordre le samedi, sept heures durant avec une pause à la Savoie pour la fondue avec mon « fils ». Lequel en profite pour griller mon bro’ Dareljedid sur le badge provoc’ qui me va bien. SO et c’est pas de la tarte quand, vers 17h30, Jean-Luc prend la parole pour une carte blanche sur la Révolution citoyenne. Pendant une heure, vite devenue une heure trente, notre co-président (au Parti de Gauche) prend le temps d’expliquer ce concept, l’implication citoyenne, la démocratie en ce qu’elle a de révolutionnaire, l’Amérique du Sud, le TSCG. C’est le temps où l’avenue Pablo-Picasso est bouchée pire que le périph’ à 6 heures du soir. Faut veiller au matériel, histoire que les auditeurs ne prennent pas un haut-parleur sur la tête. Faut garder un œil sur les gens, aux alentours, des fois qu’il y ait un malaise sous ce cagnard.

Avant et après, c’est plus cool. Je discute avec les amis venus de loin. Il y a Romain, Simon et Laura, Rudy, Stéphane mon presque voisin du 18e, Nico et Syd venus en famille tous les deux… La liste est longue. Bien longue. Sous mes yeux, Gabriel Amard fait un tabac en mettant en lumière les agissements en eaux troubles de la Lyonnaise qui a tenté de lui faire la peau. Bref, une nouvelle fois, le stand du Parti de Gauche tient bien sa place dans la fête. Pas évident, à la base : si désormais nous sommes bien ancrés dans ce paysage du parc départemental de La Courneuve, ce n’est jamais facile pour un stand non PCF de se faire sa place. Et notez que nous n’avons pas encore quatre ans d’existence en tant qu’organisation.

SO donc mais je trouve un moment pour un petit plaisir. Stop. Contexte. C’est mon cher ami David qui a la charge de la programmation musicale du stand et de l’organisation des concerts qui en rythment la vie. David, c’est la discrétion même. Et l’efficacité. Avec peu de moyens (lire plus haut et ajoutez à la jeunesse de notre parti le fait qu’on n’a pas une tune en caisse en fait), il parvient à offrir une scène qui a de la gueule. Croyez-vous que ça le fasse sourire ? Il tire un peu la gueule, oui, qui trouve que le son n’est pas assez bon. Il court, il vole. Et lâche, tout de même : « Au fond, Nath, c’est quand même que du bonheur ». Quand tu milites ami lecteur, même la tâche la plus ingrate prend du sens. La mener à bien rend donc content. C’est aussi simple que ça. T’es pas convaincu ? L’an prochain, viens et fais l’expérience.

Je zappe au dimanche matin. Si vous m’avez cherché au stand du PG c’était raté. Pour moi, cette matinée était très politique. Et j’ai passé du temps sur tous les stands qui comptent pour Montreuil. Celui qui arborait encore l’an passé les couleurs de la FASE a grandi et abrite désormais aussi Convergence et Alternative, les Alternatifs, l’association des Communistes unitaires, les nouveaux venus de la Gauche Anticapitaliste. Puis, direction Montreuil. Evidemment. L’apéro des forces de gauche, ça ne se rate pas. Contrairement au débat sur PSA auquel je voulais participer mais que, SO en sous-effectif aidant, j’ai dû rater. En passant, il y a avait vraiment trop d’entreprises en lutte présentes à la fête… En fait, non. Il n’y en avait pas trop. C’est juste que, parfois, je voudrais croire que le changement c’est maintenant. Il ne le sera que si nous décidons de nous en mêler. La vraie leçon de cette fête de l’Huma.

Au final, pour reprendre mon fil, à la Fête de l’Huma, faut pas prévoir grand-chose surtout si tu es militant. Parce que tu ne tiens jamais ton programme. Mais les contreparties sont tellement fortes que ce n’est pas grave du tout. Et puis, je ne vais pas me plaindre. J’ai vu New Order.

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Bonus vidéo : Patti Smith « Gloria » (live @ Fête de l’Huma 2012)

À propos de Nathanaël Uhl

Journaliste politique, passionné de musiques, supporter de l'Olympique de Marseille et du Liverpool FC, grand amateur de littérature et notamment de polar. Mon blog est aussi un hommage au journal "Le Cri du peuple" créé par Jules Vallès pendant la Commune de Paris. Voir tous les articles par Nathanaël Uhl

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