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Un livre que je vais bien vite m’offrir

Fragments sur les Temps Présents

Vive les Soviets, un siècle d’affiches communistes, de Romain Ducoulombier, sort en librairie le 20 septembre, aux éditions les Échappés. Cette histoire retrace la guerre visuelle qui s’est livrée pendant près de cent ans sur les murs de France. De Jaurès à Mélenchon, l’affiche est devenue un média majeur de propagande et d’influence sur les foules, avec ses codes, ses techniques et ses artistes. Le Parti Communiste, avec ce qu’il montre et ce qu’il cache, fut tout au long du siècle dernier un redoutable producteur d’images et de symboles, dont l’auteur analyse les évolutions et les usages en accompagnant son propos de 150 affiches minutieusement sélectionnées. Interview.

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Ceci est mon premier reblog. Il fallait que cela en vaille la peine. Mais voici un article fort bien écrit et très intéressant de l’homme que l’on appelle Arthur Fontel. Il a la gentillesse de rester sur le fond politique. A lire donc.

Rock'n'Rouge

J’ai failli intituler cette note « Pourquoi tant de haine ? » Moi, je croyais que LO, c’était nos copains. Hors Front de Gauche, certes, mais plutôt du même bord que nous. Les divergences tactiques avec ces camarades ne devant pas masquer les convergences de fond, notamment sur ce que doit être une société débarrassée du capitalisme. Osons les grands mots, une société « sans État et sans classes ». Je me souviens d’une époque, dans mes jeunes années, où je trouvais Arlette vachement plus classe que Robert le barbichu. Au point de donner ma voix aux dits camarades, à l’occasion. Parce que reconnaissons-le, il a fallu le TCE pour réveiller le PCF de sa torpeur, et quelques années encore pour voir émerger le Front de Gauche tel que je m’y reconnais aujourd’hui.

Alors, camarades, pourquoi tant de haine à notre égard, et à l’égard de l’ancien porte-parole de notre…

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Instantanés de Clermont avant meeting

J’écris cette note entre deux, depuis le Zénith de Cour on dans la banlieue de Clermont-Ferrand. Là, ce mercredi  14 mars, le Front de gauche tient meeting. Les amis de la région ont fait un boulot de dingue pour assurer la réussite de ce moment qui verra André  Chassaigne et Jean-Luc Mélenchon se succéder au micro. Au vu de l’investissement des copains sur place, il y a fort à parier que ce sera un joli succès.

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What’s up Bunny ? Echo and the Bunnymen, Bataclan, 2012 jan. 19th

Bon, je suis parti en vadrouille du côté de Besançon où je vais aider à l’organisation du meeting de Jean-Luc Mélenchon. Pour vous faire tenir jusqu’au compte rendu que je ne manquerai pas de vous faire partager, je laisse les clés de la maison à un autre music adict.

Par François Miranda

Je me souviens d’un jour de juillet 1984 à Londres, c’était la ré ouverture du Royal Albert hall au rock. C’était un concert d’Echo and the Bunnymen. Je me souviens d’un article des Inrocks en 1985, Echo photographié au Parque Guell à barcelone, ma ville. Je me souviens d’avoir retrouvé le concert sur youtube et de l’émotion intacte. Je me souviens  Š. C’est tout dire .. .

Je suis arrivé à l’heure, ai eu droit à une première partie, un duo, dont le trait le plus notable fut pour la chanteuse d’utiliser un mégaphone et qui, ne s’étant pas présentée, restera pour moi à jamais anonyme.

Quelques accords de guitares plus loin. La scène s’éclaire, au fond de la scène un rideau de camouflage de char, clin d’œil aux treillis des années 80. Dans le public beaucoup de cranes rasés résultat du temps qui passe, qui n’a épargné personne, le groupe non plus :  le batteur mort dans un accident de moto, le bassiste parti faire autre chose. Du groupe originel ne restent que le guitariste, le chanteur et un descendant de l’Echo originel, une boite à rythme.

Echo entre sur scène accompagné d’un chant grégorien (comme en 1984), la musique démarre, Going up, la voix jaillit et tout de suite la magie opère.

Ian MacCulloch, le chanteur aura néanmoins besoin de 3 ou 4 chansons et d’autant de bières pour poser sa voix.  Lunettes noires, caban noir, cheveux en pétard et barbe (!!), il réussit l’exploit de passer tout le concert dans le noir, non éclairé, alors que la scène est conséquemment illuminée.

Les nouveaux Bunnymen sont rangés au fond de la scène, le bassiste n’est pas assez présent, le batteur trop mécanique, le guitariste support change de guitare tous les 2 morceaux, il y a quelqu’un aux claviers apparemment. Mac écrase tout de sa voix et Will Sargeant emmène les musiciens au pays des hommes lapins. Normal, les chansons ce sont eux qui les ont écrites. Le son est bon, fort sans excès. Les Bunnymen sont en ville.

Ils vont jouer les 2 premiers albums « Crocodiles » et « Heaven Up Here », mes préférés, dans l’ordre exact des disques. Mac va se lâcher de plus en plus entre 2 morceaux esquissant parfois un ou deux pas de danse. Il va passer d’un anglais avec un accent à couper au couteau à une langue beaucoup plus compréhensible au fur et à mesure que la bière et les cigarettes vont produire leur effet, faire des blagues, finissant par confier :
« Paris est ma ville préférée après Liverpool. Il pleut tout le temps, il y a plein de grands immeubles, on se croirait à Manchester ! »

Quelques phrases : « This is the one for the money », « Rolling down the Union Jack », « Zimbo », « Is this the blues I m singing », « Over the wall », un cri, percutent la salle, la font onduler. Le rock ça ne s’explique pas, ça se ressent. Et là, c’est aux tripes que ça prend, direct.

Deux heures de pur bonheur, « Lips like sugar » en conclusion, moment parfait si ce n’est « Do it clean », qui n’a pas été jouée, on retourne dans la ville, dans la vie remonté à bloc, prêt à toutes les aventures, toutes les campagnes.

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Bonus vidéo : Echo and The Bunnymen « Rescue » (live @ Bataclan, Paris, 19 janvier 2012)


La Canaille @ La Maroquinerie – 2011, dec. 16th – live report

Je ne suis pas peu fier de vous annoncer que ce billet a été repris par Angelina pour son très bon blog Mespetitesfables.

Ca va être compliqué comme chronique. Il y a tant de choses à écrire à propos de La Canaille. Et de ce concert ouvert par le Montreuillois Swift Guad. On touche à tout ce qui me passionne : Montreuil, la musique, la politique, l’engagement. Alors, je vais peut être commencer par le début.

Je n’avais jamais vu La Canaille en concert, m’apercevant assez tardivement d’ailleurs que le groupe est de Montreuil. Désolé mais je vous ai déjà expliqué que je suis un peu resté à l’écart de la scène rap française ces dernières années, ne trouvant plus trop mon compte dans ces sons formatés voire préfabriqués sortant des studios pour aller direct sur Skyrock.

Ces derniers mois, au hasard des échanges avec les uns et les autres, je me suis remis à écouter des sons made in France, avec La Rumeur, Keny Arkana, le Ministère des Affaires Populaires, plus récemment Duval MC ou le projet de Serge Teyssot-Gay Zone Libre avec B-Jamles ou Casey. Entre paroles à nouveau engagées et sonorités explorant des univers sonores innovants, enfin j’ai retrouvé du neuf. Du coup, La Canaille évidemment. Séduit sur album, l’expérience du concert s’impose. J’y suis allé, à La Maroquinerie, avec mon pote Flavien Chailleux.

Rap de Croix de Chavaux à Montreuil

Swift Guad ouvre pour La Canaille avant de la rejoindre pour un featuring

Là, la première claque a pour nom Swift Guad, venu pour ses « narvalos, de la Boissière à Croix-de-Chavaux ». Si tu captes pas, c’est normal, c’est du Montreuillois, argot local mâtiné de mots manouches, tant ma ville a grandi de ses mélanges successifs. De facture classique hip hop, les sons de Swift Guad oscillent majoritairement dans un mid tempo à l’ancienne, soutenu par moments par une guitare sèche de belle facture. Les beats sont biens sentis, le flow bien posé. Ce garçon, déjà auteur de deux albums, contribue à inscrire Montreuil sur la carte du rap bien balancé. On est dans le rap conscient, pas revendicatif, nourri de vraies expériences de vies. Le gars Guad ne se la raconte pas et ça me ramène aux bons vieux temps, début des années 90, quand la scène rap française était créative, incisive, ne cherchant pas à imiter son homologue d’outre Atlantique.

Une pause, changement de plateau, et arrive le groupe phare de la soirée. Le quatuor de la mairie de Montreuil (le quartier, hein!) est en formation live : guitare, batterie, basse ou contrebasse et le MC, maître de cérémonie, Marc de son prénom, phare d’un groupe éclairé. La rythmique, d’entrée, se pose : bourdonnante, ronde et rebondissante, du pur groove funk gonflé aux amphèts. La guitare, aux accents rock revendiqués, se fait boucles. Le gratteux, Mathieu, est sacrément doué pour tenir cette régularité qui fait passer un sampler pour un gamin découvrant sa première guitare. Ouais. On a de sacrés musiciens à trois mètres de nous.

La Canaille live @ la Maroquinerie

La Canaille

D’entrée, à l’ancienne, c’est « Trop facile », balancé « à tous les donneurs de leçons » par un Marc bien remonté. A croire qu’il a des comptes à régler, penseront les néophytes. En fait, La Canaille s’inscrit dans la grande tradition inhérente au rap qu’est le clash. Abd el Malik, Skyrock et d’autres, « Sarko et sa clique » surtout, doivent encore avoir les dents douloureuses ce samedi. Et, au cas où le public n’aurait pas compris, l’explication intervient : « Nous, on a des choses à dire et on ne va pas mettre de l’eau dans notre vin ». La Canaille revendique sa « Colère » et le crie sur tous les tons, portée par les stridences d’une guitare saturée lorgnant joyeusement vers le punk ou le rock saignant.

Du coup, c’est le pogo qui s’empare de la fosse sur « Ni Dieu ni maître », repris en choeur par les minots de la 3e 4 du collège Joliot-Curie à Stains, où La Canaille anime des ateliers d’écriture. Oui ami lecteur : tu as bien lu, des mômes de 15 ans venant de la banlieue la plus banlieue qui soit se tape un pogo en beuglant « Ni dieu ni maître ». Hallu ! Ce n’est pas le moindre des mérites du combo montreuillois que de faire remuer les culs sur des paroles on ne peut mieux conscientes, politisées, radicales. C’est Funkadelic ma gueule : « Free Your Mind And Your Ass Will Follow » (libère ton esprit et ton cul suivra). Au travers de petites histoires hyper réalistes mettant en lumière les « invisibles » : les ouvriers, les quartiers populaires, les jeunesses de toutes origines, les « têtes dures », La Canaille poursuit son combat en faveur de l’émancipation. C’est « J’ai faim », hymne à la connaissance.

La Canaille live @ La Maroquinerie

Et Marc arpente la scène, de sa démarche caoutchouc, quand il ne harangue pas la foule qui répond bien volontiers à ses avances. Poings levés, slogans qui fusent : « A bas l’Etat, les flics et les curés ! » ou encore « Police partout, justice nulle part ! ». Les anars ont leur rendez-vous à quelques centaines de mètres de la Maroquinerie, place des Fêtes dans le 19e. Ça participe d’une assistance bigarrée qui voit le minot banlieusard côtoyer le bon vieil anar. Voire la groupie de 40 balais qui m’arrache les oreilles avec ses « Mathieu !!!! » de midinette. Quoi qu’il en soit, le groupe occupe bien tout l’espace, physiquement, musicalement, intellectuellement. Concert ou meeting, peu importe. Pour la quatrième fois, le pogo mêle tout le monde pour le final. « Le soulèvement aura lieu » qui ne dépareillerait guère dans le set de Gang Of Four, autre groupe politisé de premier ordre par lequel j’ai entamé l’année musicale 2011.

J’ai débuté 2011 par un meeting de maos, je la termine par un happening anarcho-mouvementiste. La boucle est bouclée. En 2012, place au peuple ! Au plus tôt, le 14 mars à Paris avec Le Peuple de l’herbe.

 La Canaille live @ La Maroquinerie

Retrouvez Swift Guad sur myspace.

Retrouvez La Canaille sur myspace et sur facebook.

 Post scriptum : Hé, les gars de La Canaille, si vous lisez cette chronique, je veux vous interviewer !!!

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Bonus vidéo : La Canaille « Ni Dieu ni maître » (live)

 


Quand la guerre sociale fait rage, le peuple doit se faire entendre

Ce blog, aux ambitions modestes, est une contribution de plus au débat d’idées dans une période où l’affrontement de classes atteint son paroxysme.

Il est partial, engagé, enragé.

Par son titre, il est un modeste hommage à Jules Vallès, l’éternel Insurgé, et au journal qu’il a publié pendant toute la durée de la Commune de Paris.

Vive la Commune