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A Montreuil, le Front de Gauche lance le débat sur l’urbanisme

A Montreuil aussi, c’est l’heure de la rentrée politique. Outre les nombreuses réunions d’appareil qui se succèdent, les diverses composantes du Front de Gauche multiplient les initiatives. Même si chacun y va de la sienne, ce fleurissement de rencontres contribue à l’animation du débat politique en ce mois de septembre. Que mille fleurs éclosent, disait l’autre. Nous, au Front de Gauche, on a l’esprit et la pratique écologique. Donc, on ne va se priver de suivre ce conseil. Parmi les différents rendez-vous, il y en a un sur lequel j’attire votre attention. Notamment parce que je m’y exprimerai sur les questions liées à l’urbanisme, tachant d’exposer quelle est notre vision – en général – de cette composante importante d’une politique publique locale.

Cette réunion publique a lieu lundi 10 septembre à 19h30 dans la salle Franklin.

Ce sont mes amis du Rassemblement de la Gauche citoyenne de Montreuil dont les conseillers municipaux Danièle Creachcadec et Gaylord Le Chequer qui m’ont invité à venir présenter les options politiques que je défends et que j’ai eu l’occasion de préciser dans ces colonnes comme dans mes contributions à l’ouvrage collectif Terres de Gauche, abécédaire des radicalités concrètes. Je crois savoir que l’ouvrage sera en vente ce soir-là, soit dit en passant.

Pour préciser l’objet de ce débat, je m’efface derrière mes hôtes d’un soir, parce que leur invitation fixe bien les choses et surtout révèle une approche dans laquelle je me retrouve pleinement :

« L’urbanisme est souvent présenté aux citoyens comme une question technique. Pour beaucoup, c’est l’affaire des spécialistes, des promoteurs, des techniciens, des architectes, urbanistes, etc. Quant aux élus eux-mêmes, l’urbanisme est souvent pour eux synonyme d’une bureaucratie tatillonne.
Absent des débats démocratiques et politiques, l’urbanisme ne fait parler de lui qu’à l’occasion de crises et de confrontations comme celle née de l’adoption du Plan Local de l’Urbanisme de Montreuil aujourd’hui annulé par décision du tribunal administratif.
Pourtant, l’urbanisme ne se réduit pas à la seule question de la production de logements. Il s’agit aussi d’emplois, d’équipements, de services publics, etc. Bref, d’un cadre de vie conçu et imaginé pour rendre une ville toujours plus accueillante, plus solidaire, plus durable.

La finalité est donc de construire une société et pour cela il est nécessaire que la population participe, que des associations s’en mêlent et que la démocratie soit au cœur de la démarche. »

Il y a peu à rajouter. En somme, l’urbanisme c’est le choix politique des moyens de circulation, de répartition des surfaces, pour vivre ensemble. J’ai eu l’occasion d’écrire que, pour moi, une ville doit répondre à quatre fonctions majeures : logement, emploi, services publics, espaces partagés. Chaque fonction nécessite des espaces pour sa mise en œuvre, sachant que la superficie d’une ville est contrainte. On ne peut pas l’étendre à l’infini. Il convient donc d’opérer des choix. Dans l’allotissement des sols mais aussi dans le mode de construction priorisé dans chaque type de fonction.

Chaque type de construction a des avantages et des inconvénients. Les constructions en hauteur nécessitent moins d’emprise au sol et permettent une densification, notamment en termes de logement mais aussi d’activités économiques, moins « consommatrice » d’espace. Pourtant, ce type de bâtiment n’est guère du goût du public en ce moment, quand il a l’occasion de s’exprimer.

Or, ces choix, fondamentaux pour pouvoir vivre ensemble dans un projet et un espace partagé, sont fondamentaux. Ils nécessitent, comme l’appellent de leurs vœux les élus Front de Gauche que sont Gaylord et Danièle, une appropriation par les citoyens et donc un débat démocratique. Si possible serein. Avec cette réunion publique, les amis du RGC lancent les bases théoriques de ce débat. Je suis heureux qu’ils le fassent tant l’urbanisme reste souvent le mal aimé du débat public. Je suis aussi touché qu’ils m’aient invité pour en parler avec vous.

Je rentrerai donc plus dans le détail des conceptions qui m’animent en tant que technicien de l’action publique locale et en tant que militant. Entendons-nous bien cependant, quoi qu’il en soit, je ne rentrerai pas dans le détail de l’urbanisme montreuillois, si ce n’est en réponse à vos questions. Là n’est pas notre propos partagé avec les organisateurs. Le temps viendra bien assez vite pour que nous écrivions ensemble l’urbanisme que nous voulons, ensemble, sur cette page blanche qu’est le Front de Gauche à Montreuil après les élections législatives.

A lundi ?

Un ami de longue date

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Venez construire la gratuité le 23 mai !

Une fois n’est pas coutume, je vais mettre en avant une initiative à laquelle je suis invité à participer. C’est le 23 mai, au théâtre du Grand Parquet, juste à côté de chez moi.

Les éditions du muscadier et le Théâtre du Grand Parquet ont le plaisir de vous inviter à la soirée de lancement du projet de loi présenté par Paul Ariès, ministre de la Ville et du Commerce de l’altergouvernement, relatif à l’instauration d’une Agence nationale de la gratuité.

« Vers la gratuité des services publics, vers un revenu garanti pour tous »

Mercredi 23 mai de 19 h à 22 h 30
Théâtre du Grand Parquet, 20 bis rue du Département 75018 Paris.

Avec le soutien du journal le Sarkophage et de la revue les Z’indigné(e)s, avec la particpation de Jean-Louis Sagot-Duvauroux et de Nathanael Uhl.

Infos pratiques à la fin de ce billet.

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Sur cette question, j’ai déjà publié une note dont je vous donne quelques extraits et que je développerai à partir des exemples concrets de ce que nous mettons en œuvre avec Gabriel Amard et la Communauté d’agglomération les Lacs de l’Essonne :

« La question politique de la gratuité des services publics, pour ce qui me concerne, consiste à bâtir de nouveaux outils de redistribution des richesses, au travers des services publics, mais aussi de poser la question des choix et donc des priorités politiques aux élus qui dirigent les collectivités territoriales. Tout ne peut être gratuit, c’est un fait, tant la gratuité a un coût pour la collectivité.

Avant d’en arriver là, il faut donc reposer la question des usages du service public autant que ses missions prioritaires dans les fonctions que doit assumer un espace urbain ou un ensemble humain (les gens qui y vivent). A mon sens, quatre fonctions centrales définissent la Ville d’aujourd’hui : logement et habitat, activités économiques donc emploi, services à la population, environnement. Ces quatre blocs définissent autant d’enjeux pour les politiques publiques, au service de l’habitant.

Chacune fait l’objet d’une action spécifique mais avec une méthode posée par le Parti de Gauche et que nous appelons la planification écologique. Ces fonctions font l’objet d’autant de politiques publiques ; elles convergent vers un but unique : permettre à nos concitoyens de vivre mieux, dans un espace préservé et amélioré, dans un temps libéré autant que possible de ces composantes aliénantes afin qu’ils puissent se réaliser individuellement et collectivement. J’insiste sur la notion de temps, parce qu’elle me semble réellement l’enjeu des décennies à venir. Et c’est à partir de là qu’un certain nombre de camarades du Parti de Gauche et moi définissons les usages et l’accessibilité aux services, pour revenir sur la gratuité. »

La suite est disponible ici.

 J’espère vous voir nombreux mercredi 23 mai.

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Infos pratiques :

Participation aux frais : 5 euros (tarif unique)
Réservation obligatoire par mail à l’adresse presse@muscadier.fr.

Accessible aux personnes à mobilité réduite. Buvette sur place.
Accès : Métro La Chapelle (ligne 2) ou Stalingrad (lignes 2, 5, 7) ou Marx-Dormoy (ligne 12).
Parc de stationnement Goutte d’Or – 10 rue de la Goutte d’Or 75018 Paris.

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